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	<title>robotique industrielle Archives - Robot Magazine</title>
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	<description>Robot Magazine décrypte la robotique, l’IA, les robots humanoïdes et l’industrie du futur avec des actualités, guides et analyses pour décideurs.</description>
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	<title>robotique industrielle Archives - Robot Magazine</title>
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		<title>Une automatisation plus accessible pour les TPE-PME</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Carl Louis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 07:50:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce aux nouveaux outils du no-code et de l’intelligence artificielle, mais aussi à des capteurs de vision, la voie se dégage pour les petites structures peu à l’aise avec les technologies d’automatisation. L’automatisation, un levier stratégique majeur pour les PME ? La réponse est oui. Car « elle offre des gains de productivité, réduit les coûts de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Grâce aux nouveaux outils du no-code et de l’intelligence artificielle, mais aussi à des capteurs de vision, la voie se dégage pour les petites structures peu à l’aise avec les technologies d’automatisation.</strong></p>
<p>L’automatisation, un levier stratégique majeur pour les <a href="https://www.robot-magazine.fr/cobots-et-pme-francaises-un-mariage-encore-timide" target="_blank" rel="noopener">PME</a> ? La réponse est oui. Car « elle offre des gains de productivité, réduit les coûts de production en diminuant la dépendance à la main-d’œuvre et permet une meilleure qualité de fabrication », répond Yves Cazard, PDG de Forx, une entreprise française de robotique industrielle basée à Meaux (Seine-et-Marne). Le dirigeant rappelle qu’en automatisant les machines, elles deviendront plus flexibles et s’adapteront plus rapidement aux évolutions des demandes.</p>
<p>Toutefois, pour Yves Cazard, cette transformation présente des défis significatifs. Un coût initial élevé : les investissements initiaux pour l’automatisation peuvent être prohibitifs pour les PME à trésorerie limitée. Un prérequis : recruter des compétences spécifiques, mais les qualifications nécessaires pour implémenter et gérer des systèmes automatisés sont souvent rares et coûteuses, soulève le roboticien meldois. Enfin, il faut prendre en compte un aspect interne, la résistance au changement pour certains salariés, lesquels pouvant être réticents à adopter ces nouveaux supports à la production.</p>
<p>Au-delà de ces obstacles, les dernières avancées technologiques rendent l’intégration d’une automatisation dans son atelier bien plus facile que par le passé. Car si l’automatisation est un accélérateur pour gagner du temps et améliorer la productivité et la performance, elle a été aussi longtemps réservée aux grandes entreprises, pointent Erwan Kezzar, cofondateur de Contournement, spécialiste de l’IA et du no-code, et Marc-Olivier Sercki, cofondateur de Now-Code, expert en développement d’outils logiciels.</p>
<p>Et c’est justement grâce à l’outil no-code, « qui ne requiert pas de compétences informatiques particulières », soulignent les deux experts, que les petites structures pourront facilement s’approprier ces technologies. Ils l’expliquent sur le site Internet France Num, une initiative publique dédiée à la transformation numérique des TPE et PME. « Les outils d’automatisation no-code, visuels et intuitifs, constituent une option particulièrement intéressante pour digitaliser les processus des TPE-PME, sans disposer de compétences en programmation informatique.</p>
<p>Réservées aux automatisations entre différents outils numériques hébergés en ligne (cloud ou Saas), les solutions no-code offrent des fonctions d’automatisation des tâches qui allient souplesse, puissance et fiabilité. »</p>
<h2>Automatiser avec l’appui de la vision 3D</h2>
<p>Une fois son atelier équipé de technologies d’automatisation, une autre technologie peut venir augmenter leurs capacités, celle de la vision industrielle 3D. Laquelle peut être employée afin de fournir une compréhension fine des données des opérations manufacturières et logistiques. Pour cela, il s’agira d’utiliser des capteurs 3D associés à des algorithmes logiciels. C’est ce que suggère Pierantonio Boriero, responsable de l’activité machine vision chez Zebra Technologies, une entreprise américaine spécialisée dans les solutions d’automatisation.</p>
<p>Ce dernier cite l’exemple d’équipementiers automobiles. Dans le cas d’opérations d’inspection et de tri, ils ont réduit de 10 % à 15 % le taux de défauts dans leurs processus de contrôle qualité grâce à une solution combinant un capteur 3D à double caméra et laser unique, et un logiciel d’IA.</p>
<p>Un avis que partage Christian Reinwald, responsable du marketing et de la gestion des produits chez Reichelt Elektronik, un distributeur allemand de composants électroniques pour l’industrie. « Dans le secteur automobile, les systèmes de vision industrielle assistés par IA permettent de détecter les défauts en temps réel directement sur la ligne de production, sans attendre les contrôles de fin de chaîne. Cela permet d’améliorer considérablement le contrôle qualité et de réduire les erreurs de fabrication sur les lignes d’assemblage rapide. »</p>
<h2>Quand l’IA redéfinit l’avenir de la robotique industrielle</h2>
<p>Justement, comment ne pas évoquer le rôle émergent de <a href="https://www.robot-magazine.fr/comment-intelligence-artificielle-redefinit-la-robotique-industrielle/" target="_blank" rel="noopener">l’intelligence artificielle (IA)</a>. Pour Marc Segura, président de la division ABB Robotics, il est même « essentiel ». Et d’expliquer : « Qu’il s’agisse de robots mobiles et de cobots, de nouvelles applications robotiques, d’opportunités d’apprentissage et de développement, ces frontières de l’IA redéfinissent l’avenir de la robotique industrielle ». Le dirigeant cite plusieurs cas d’applications pouvant être améliorés grâce à l’IA : la capacité de préhension, de sélection et de placement des robots ainsi que leur aptitude à cartographier et à se déplacer dans des environnements dynamiques.</p>
<p>« L’IA offre aux robots mobiles et cobots des niveaux de vitesse, de précision et de capacité de transport de charge utile inédits. Ils effectuent davantage de tâches dans des environnements tels que des usines flexibles, entrepôts, centres logistiques et laboratoires », affirme Marc Segura.</p>
<h2>Décupler la puissance des automatisations</h2>
<p>Pour Erwan Kezzar et Marc-Olivier Sercki, l’intelligence artificielle offre de nouveaux outils pour décupler la puissance des automatisations. Dans les processus industriels, elle représente l’un des axes majeurs, assure de son côté Solveiga Suopyte, responsable marketing Europe Sud-Ouest de Leuze Electronic, un spécialiste allemand des capteurs optoélectroniques et de la sécurité machine pour l’automatisation industrielle. Car l’IA conjugue les avantages « en termes de gain de temps, de récupération d’informations et de réduction des interventions techniques ».</p>
<h2>Des robots plus accessibles pour les salariés</h2>
<p>Marc Segura évoque également un autre recours possible de l’intelligence artificielle : « Les progrès réalisés dans le domaine de l’IA et de la robotique comblent le déficit de compétences en automatisation et rendent les robots plus accessibles à un plus grand nombre de personnes et d’entreprises. Grâce à l’IA qui facilite la programmation par l’accompagnement et le langage naturel, la formation peut s’orienter davantage vers l’aptitude des robots à aider les humains plus efficacement, plutôt que de simplement enseigner des compétences en programmation. »</p>
<p>Et l’arrivée de l’IA générative constitue une nouvelle étape de cette évolution au sein du milieu de la production. « En facilitant l’accès aux connaissances techniques et en permettant aux opérateurs d’interagir avec leurs systèmes en langage naturel, cette technologie vient enrichir les dispositifs d’automatisation industrielle existants », soutient Christian Reinwald, de Reichelt Elektronik. Il cite l’exemple d’un technicien qui pourra désormais accéder rapidement à la procédure adaptée à une panne ou à l’historique d’interventions sur un équipement similaire. Avec pour conséquence, d’accélérer le diagnostic et la remise en service.</p>
<p>Contribution de<strong> Jérôme Meyrand</strong><br />
Rédacteur en chef de la revue Machines Production</p>
<h2>FAQ – Automatisation des TPE-PME : comment le no-code, l’IA et la vision 3D facilitent-ils la robotisation ?</h2>
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<div id="sp_easy_accordion-1793000563"><div id="sp-ea-8881" class="sp-ea-one sp-easy-accordion" data-ea-active="ea-click" data-ea-mode="vertical" data-preloader="" data-scroll-active-item="" data-offset-to-scroll="0"><div class="ea-card ea-expand sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88810" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88810" aria-controls="collapse88810" href="#" aria-expanded="true" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-minus"></i> 1. Pourquoi l’automatisation devient-elle un enjeu stratégique pour les TPE et PME ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse collapsed show" id="collapse88810" data-parent="#sp-ea-8881" role="region" aria-labelledby="ea-header-88810"> <div class="ea-body"><p>L’automatisation permet aux TPE et PME d’améliorer leur productivité, de réduire certains coûts de production et d’augmenter la qualité de fabrication. Elle contribue également à rendre les équipements plus flexibles face aux évolutions de la demande. Les nouvelles technologies, notamment le no-code et l’intelligence artificielle, rendent progressivement ces solutions plus accessibles aux petites entreprises.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88811" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88811" aria-controls="collapse88811" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 2. Quels sont les principaux obstacles à l’automatisation des petites entreprises ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88811" data-parent="#sp-ea-8881" role="region" aria-labelledby="ea-header-88811"> <div class="ea-body"><p>Les principaux freins concernent le coût initial des équipements, le manque de compétences techniques et la résistance au changement de certains salariés. Les TPE-PME disposent souvent de ressources financières et humaines limitées pour intégrer et maintenir des systèmes automatisés. L’adoption de technologies plus simples à configurer peut contribuer à réduire certaines de ces difficultés.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88812" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88812" aria-controls="collapse88812" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 3. Comment le no-code facilite-t-il l’automatisation des TPE-PME ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88812" data-parent="#sp-ea-8881" role="region" aria-labelledby="ea-header-88812"> <div class="ea-body"><p>Le no-code permet d’automatiser des tâches et des processus numériques sans posséder de compétences approfondies en programmation informatique. Grâce à des interfaces visuelles et intuitives, les entreprises peuvent connecter différents outils en ligne et automatiser leurs échanges de données. Ces solutions concernent principalement les applications cloud et SaaS, et ne remplacent pas nécessairement la programmation des équipements industriels.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88813" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88813" aria-controls="collapse88813" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 4. Quels sont les avantages de la vision industrielle 3D pour les PME ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88813" data-parent="#sp-ea-8881" role="region" aria-labelledby="ea-header-88813"> <div class="ea-body"><p>La vision industrielle 3D utilise des capteurs et des algorithmes logiciels pour analyser les objets et les opérations de production. Associée à l’intelligence artificielle, elle peut améliorer l’inspection, le tri et la détection des défauts. Selon un exemple présenté par Zebra Technologies, certains équipementiers automobiles ont réduit leurs taux de défauts de 10 à 15 % grâce à une solution combinant capteur 3D et logiciel d’IA.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88814" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88814" aria-controls="collapse88814" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 5. Comment l’intelligence artificielle améliore-t-elle les performances des robots industriels ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88814" data-parent="#sp-ea-8881" role="region" aria-labelledby="ea-header-88814"> <div class="ea-body"><p>L’intelligence artificielle peut améliorer la capacité des robots à reconnaître, saisir, sélectionner et déplacer des objets. Elle contribue également à la navigation des robots mobiles dans des environnements dynamiques et à l’adaptation des cobots aux différentes tâches. Ces avancées ouvrent de nouvelles possibilités dans les usines, les entrepôts, les centres logistiques et les laboratoires.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88815" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88815" aria-controls="collapse88815" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 6. L’intelligence artificielle peut-elle simplifier la programmation des robots pour les salariés ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88815" data-parent="#sp-ea-8881" role="region" aria-labelledby="ea-header-88815"> <div class="ea-body"><p>Oui. Les progrès de l’intelligence artificielle permettent de développer des interfaces plus accessibles, notamment grâce aux commandes en langage naturel et à l’assistance à la programmation. Les opérateurs peuvent ainsi interagir plus facilement avec certains systèmes robotiques, sans nécessairement maîtriser toutes les techniques de programmation traditionnelles. La formation peut davantage se concentrer sur l’utilisation des robots et leur intégration dans les processus de travail.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88816" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88816" aria-controls="collapse88816" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 7. Comment l’IA générative peut-elle améliorer la maintenance et le fonctionnement des équipements industriels ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88816" data-parent="#sp-ea-8881" role="region" aria-labelledby="ea-header-88816"> <div class="ea-body"><p>L’IA générative peut faciliter l’accès aux informations techniques et aux procédures de maintenance grâce à des interactions en langage naturel. Un technicien peut, par exemple, rechercher rapidement une procédure de dépannage ou consulter l’historique des interventions sur un équipement similaire. Cette assistance peut accélérer le diagnostic des pannes, réduire certaines interventions techniques et contribuer à une remise en service plus rapide des machines.</p></div></div></div></div></div>
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		<item>
		<title>Audi et Agile Robots veulent automatiser le séquençage des pièces avec des robots humanoïdes mobiles</title>
		<link>https://www.robot-magazine.fr/audi-et-agile-robots-veulent-automatiser-le-sequencage-des-pieces-avec-des-robots-humanoides-mobiles/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=audi-et-agile-robots-veulent-automatiser-le-sequencage-des-pieces-avec-des-robots-humanoides-mobiles</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Carl Louis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 09:11:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Agile Robots et Audi ont annoncé un projet de preuve de concept visant à automatiser le séquençage des pièces dans l’usine Audi d’Ingolstadt, en Allemagne, à l’aide de robots humanoïdes mobiles. Présenté le 21 octobre 2026 lors de la conférence NVIDIA GTC Berlin, ce projet s’attaque à une tâche exigeante de la logistique automobile : &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Agile Robots et Audi ont annoncé un projet de preuve de concept visant à automatiser le séquençage des pièces dans l’usine Audi d’Ingolstadt, en Allemagne, à l’aide de robots humanoïdes mobiles. Présenté le 21 octobre 2026 lors de la conférence NVIDIA GTC Berlin, ce projet s’attaque à une tâche exigeante de la logistique automobile : prélever différents composants et les disposer dans l’ordre précis nécessaire à l’assemblage des véhicules.</p>
<p>Parallèlement à cette annonce, Agile Robots a présenté Agile ONE SN, une plateforme compacte de recherche sur les humanoïdes, reposant sur NVIDIA Isaac GR00T. Ces deux annonces répondent à des défis complémentaires : développer des compétences robotiques en laboratoire, puis les rendre opérationnelles dans des environnements industriels.</p>
<p>Ce projet s’inscrit dans la stratégie industrielle plus large d’Agile Robots, notamment à travers le développement d’<a href="https://www.robot-magazine.fr/quand-lia-physique-sinvite-a-lusine-agile-robots-devoile-son-humanoide-industriel-agile-one/" target="_blank" rel="noopener">Agile ONE, un robot humanoïde fondé sur l’IA physique et destiné aux environnements industriels</a>.</p>
<h2>Pourquoi le séquençage des pièces est difficile à automatiser</h2>
<p>Avant d’arriver à un poste d’assemblage, les composants doivent être sélectionnés et organisés selon la séquence de production. Les opérateurs prélèvent différentes pièces dans des conteneurs contenant plusieurs références, puis les disposent dans l’ordre requis.</p>
<p>Pour un système automatisé, cette opération ne consiste pas simplement à déplacer un objet entre deux positions fixes. Le robot doit identifier le bon composant, déterminer comment le saisir et le placer avec précision, tout en s’adaptant aux variations de son environnement de travail.</p>
<p>Le séquençage des pièces illustre pourquoi <a href="https://www.robot-magazine.fr/robots-humanoides-assez-de-demonstrations-qui-gagne-reellement-de-largent/" target="_blank" rel="noopener">les usines et les plateformes logistiques apparaissent comme les premiers marchés crédibles pour les robots humanoïdes</a> : la tâche est répétitive et mesurable, mais elle exige néanmoins des capacités de perception, de dextérité et d’adaptation aux variations.</p>
<p>Agile Robots et Audi cherchent à déterminer si des robots humanoïdes mobiles peuvent accomplir cette tâche dans une installation automobile existante. NVIDIA et Dassault Systèmes apportent leur soutien au projet. À ce stade, l’annonce concerne une preuve de concept et non un déploiement industriel achevé.</p>
<h2>Un torse humanoïde monté sur une base mobile</h2>
<p>Les robots décrits par Agile Robots associent la capacité d’atteindre et de manipuler des objets propre aux humanoïdes à une base mobile. Leur aptitude à travailler à hauteur humaine doit leur permettre d’évoluer dans l’environnement industriel existant d’Audi.</p>
<p>Cette approche présente un intérêt particulier pour les usines conçues autour des interventions humaines : les conteneurs, les surfaces de travail et les zones de manutention possèdent déjà des dimensions et des configurations établies. La capacité à fonctionner dans des infrastructures industrielles initialement conçues pour la morphologie humaine constitue l’un des principaux arguments économiques en faveur des robots humanoïdes.</p>
<p>Ce potentiel doit toutefois encore être validé. Accéder à un conteneur ne représente qu’une partie de la tâche : identifier correctement les composants, les saisir, les positionner et reprendre l&rsquo;opération après une tentative infructueuse sont tout aussi importants.</p>
<p>Agile Robots affirme avoir déployé plus de 20 000 solutions robotiques dans le monde. Ce chiffre correspond à l’ensemble de son parc de solutions robotiques installées et non à 20 000 humanoïdes ou robots déployés dans le cadre du projet Audi.</p>
<h2>Agile ONE SN : une plateforme pour développer les compétences des humanoïdes</h2>
<p>La seconde annonce porte sur la recherche et le développement. Agile ONE SN est conçu comme un système intégré permettant de créer, d’entraîner et de valider les capacités des robots humanoïdes avant leur déploiement dans des environnements réels.</p>
<p>Selon NVIDIA, la plateforme repose sur un corps humanoïde de 1,40 mètre pesant 40 kilogrammes, doté de 31 degrés de liberté et capable de transporter une charge utile de 3 kilogrammes par bras. Elle comprend des mains articulées à cinq doigts, des caméras, un lidar ainsi qu&rsquo;un système de calcul embarqué NVIDIA Jetson Thor.</p>
<p>Le système est préconfiguré avec NVIDIA Isaac GR00T. NVIDIA annonce une disponibilité début 2027, tandis que l’intégration de sa suite de sécurité Halos reste prévue ultérieurement. Il s’agit de caractéristiques techniques et de projets de développement annoncés, et non de performances opérationnelles mesurées de manière indépendante.</p>
<p>Agile Robots présente cette plateforme compacte comme un moyen de transférer progressivement des capacités vers Agile ONE, son robot humanoïde industriel de taille réelle. L’objectif est de renforcer les liens entre le développement en laboratoire et les applications industrielles.</p>
<h2>Transférer une compétence ne représente qu’une partie du défi</h2>
<p>Une capacité validée sur un robot de recherche ne devient pas automatiquement opérationnelle en production lorsqu’elle est transférée sur une autre machine.</p>
<p>Les différences de portée, de charge utile, de dynamique et de systèmes de perception peuvent affecter les performances. L’environnement opérationnel impose également des contraintes parfois absentes du laboratoire : cadences de production, variations dans la présentation des composants, présence humaine et faible tolérance aux interruptions.</p>
<p>La validation devrait donc documenter non seulement les tâches accomplies et les échecs, mais aussi les situations dans lesquelles un opérateur ou un système de sécurité a empêché une action incorrecte. Un registre structuré des presque-accidents pour les systèmes d’IA physique pourrait contribuer à identifier les faiblesses avant le déploiement des robots sur d’autres sites.</p>
<p>D’un point de vue industriel, la valeur d’une plateforme de développement commune dépendra donc des économies d’ingénierie et de validation qu’elle permettra de réaliser lors du transfert d’une compétence entre différents robots et sites de production.</p>
<h2>Quels indicateurs permettraient de démontrer la valeur industrielle ?</h2>
<p>Pour la preuve de concept menée chez Audi, les indicateurs de performance pertinents comprendraient le taux de prélèvements réussis, la précision du séquençage, le temps de cycle, la disponibilité des robots et la fréquence des interventions humaines. L’évaluation économique devrait également prendre en compte les coûts d’intégration, de supervision, de maintenance et les périodes d’immobilisation.</p>
<p>Il s’agit de critères d’évaluation et non de résultats établis par l’annonce.</p>
<p>La question commerciale ne consiste donc pas simplement à savoir si le robot est capable d’organiser les pièces dans le bon ordre, mais si la valeur du travail réalisé dépasse le coût total de son déploiement et de son exploitation. Cette distinction entre les capacités techniques et la <a href="https://www.robot-magazine.fr/robots-humanoides-assez-de-demonstrations-qui-gagne-reellement-de-largent/" target="_blank" rel="noopener">démonstration concrète du retour sur investissement des robots humanoïdes</a> déterminera si la preuve de concept peut évoluer vers une utilisation régulière en production.</p>
<p>Ce projet confie à la robotique humanoïde une mission industrielle concrète. Son importance dépendra de la capacité des robots à répéter cette tâche de manière fiable dans les conditions réelles de la logistique automobile, mais aussi de la pertinence opérationnelle et économique du service ainsi rendu.</p>
<h2>FAQ – Audi et Agile Robots : des robots humanoïdes pour la logistique automobile</h2>
<div dir="auto">
<div id="sp_easy_accordion-1792746363"><div id="sp-ea-8870" class="sp-ea-one sp-easy-accordion" data-ea-active="ea-click" data-ea-mode="vertical" data-preloader="" data-scroll-active-item="" data-offset-to-scroll="0"><div class="ea-card ea-expand sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88700" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88700" aria-controls="collapse88700" href="#" aria-expanded="true" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-minus"></i> 1. Quel est l’objectif du partenariat entre Audi et Agile Robots ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse collapsed show" id="collapse88700" data-parent="#sp-ea-8870" role="region" aria-labelledby="ea-header-88700"> <div class="ea-body"><p>Audi et Agile Robots explorent l’utilisation de robots humanoïdes mobiles pour automatiser le séquencement des pièces dans l’usine Audi d’Ingolstadt, en Allemagne. Cette preuve de concept vise à prélever différents composants automobiles et à les organiser dans l’ordre requis pour l’assemblage des véhicules. Présenté lors de NVIDIA GTC Berlin le 21 octobre 2026, le projet bénéficie également du soutien de NVIDIA et de Dassault Systèmes.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88701" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88701" aria-controls="collapse88701" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 2. Pourquoi le séquencement des pièces automobiles est-il difficile à automatiser ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88701" data-parent="#sp-ea-8870" role="region" aria-labelledby="ea-header-88701"> <div class="ea-body"><p>Le séquencement nécessite d’identifier différents composants, de déterminer comment les saisir et de les placer dans un ordre précis. Contrairement à une opération répétitive de manipulation d’objets identiques, cette tâche exige une adaptation aux variations des pièces et de l’environnement. La fiabilité dépend également de la précision, des temps de cycle et de la capacité du robot à reprendre une opération après un échec.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88702" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88702" aria-controls="collapse88702" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 3. Pourquoi Audi expérimente-t-il des robots humanoïdes mobiles plutôt que des robots industriels traditionnels ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88702" data-parent="#sp-ea-8870" role="region" aria-labelledby="ea-header-88702"> <div class="ea-body"><p>Les robots développés par Agile Robots associent un haut du corps humanoïde à une base mobile, leur permettant de travailler à hauteur humaine. Cette conception pourrait faciliter l’accès aux conteneurs, aux postes de travail et aux zones de manutention dans des usines initialement conçues pour les opérateurs humains. Toutefois, ces avantages potentiels doivent encore être validés dans des conditions industrielles réelles.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88703" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88703" aria-controls="collapse88703" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 4. Qu’est-ce qu’Agile ONE SN et quelles sont ses caractéristiques techniques ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88703" data-parent="#sp-ea-8870" role="region" aria-labelledby="ea-header-88703"> <div class="ea-body"><p>Agile ONE SN est une plateforme humanoïde compacte de recherche développée par Agile Robots pour concevoir, entraîner et valider des capacités robotiques. Selon NVIDIA, le robot mesure 1,40 mètre, pèse 40 kg, possède 31 degrés de liberté et peut transporter une charge de 3 kg par bras. Il dispose également de mains articulées à cinq doigts, de caméras, d’un lidar et d’un système de calcul embarqué NVIDIA Jetson Thor.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88704" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88704" aria-controls="collapse88704" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 5. Comment NVIDIA Isaac GR00T contribue-t-il au développement des humanoïdes d’Agile Robots ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88704" data-parent="#sp-ea-8870" role="region" aria-labelledby="ea-header-88704"> <div class="ea-body"><p>Agile ONE SN est préconfiguré avec NVIDIA Isaac GR00T, une technologie destinée à soutenir le développement et l’expérimentation de capacités robotiques humanoïdes. Agile Robots souhaite utiliser cette plateforme de recherche pour développer des compétences transférables à Agile ONE, son humanoïde industriel de taille réelle. Cependant, les différences de dimensions, de charge utile, de dynamique et de capteurs nécessitent des adaptations et des validations supplémentaires.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88705" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88705" aria-controls="collapse88705" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 6. Quand Agile ONE SN sera-t-il disponible et Audi utilise-t-il déjà des humanoïdes en production ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88705" data-parent="#sp-ea-8870" role="region" aria-labelledby="ea-header-88705"> <div class="ea-body"><p>NVIDIA annonce une disponibilité prévisionnelle d’Agile ONE SN début 2027, tandis que l’intégration de sa suite de sécurité Halos reste programmée. Chez Audi, le projet est actuellement présenté comme une preuve de concept et non comme un déploiement industriel achevé. Par ailleurs, les plus de 20 000 solutions robotiques déployées dans le monde par Agile Robots concernent l’ensemble de ses solutions, et non exclusivement des robots humanoïdes ou le projet Audi.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88706" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88706" aria-controls="collapse88706" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 7. Comment mesurer l’efficacité des robots humanoïdes dans la logistique automobile ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88706" data-parent="#sp-ea-8870" role="region" aria-labelledby="ea-header-88706"> <div class="ea-body"><p>L’évaluation du projet Audi pourrait reposer sur plusieurs indicateurs : taux de préhension réussie, précision du séquencement, temps de cycle, disponibilité des robots et fréquence des interventions humaines. Une analyse économique devrait également intégrer les coûts d’installation, de supervision, de maintenance et les interruptions de fonctionnement. Ces critères constituent des pistes d’évaluation, et non des résultats déjà publiés. La valeur industrielle des humanoïdes dépendra de leur capacité à accomplir ces opérations de manière fiable et économiquement pertinente dans les conditions réelles d’une usine automobile.</p></div></div></div></div></div>
</div>
<p>Cet article <a href="https://www.robot-magazine.fr/audi-et-agile-robots-veulent-automatiser-le-sequencage-des-pieces-avec-des-robots-humanoides-mobiles/">Audi et Agile Robots veulent automatiser le séquençage des pièces avec des robots humanoïdes mobiles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.robot-magazine.fr">Robot Magazine</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Robots humanoïdes en France : où travaillent-ils vraiment ?</title>
		<link>https://www.robot-magazine.fr/robots-humanoides-en-france-ou-travaillent-ils-vraiment/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=robots-humanoides-en-france-ou-travaillent-ils-vraiment</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Carl Louis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 07:34:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des pneus manipulés chez Renault, des animations dans un foyer médico-social : les premiers usages se précisent. Mais entre essais, présence sur site et objectifs commerciaux, les chiffres ne racontent pas la même histoire. Robot Magazine examine ce que les informations publiques permettent réellement d’établir. Un robot qui soulève une charge ne prouve pas encore &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des pneus manipulés chez Renault, des animations dans un foyer médico-social : </strong>les premiers usages se précisent. Mais entre essais, présence sur site et objectifs commerciaux, les chiffres ne racontent pas la même histoire. Robot Magazine examine ce que les informations publiques permettent réellement d’établir.</p>
<p>Un robot qui soulève une charge ne prouve pas encore qu’il peut tenir un poste. Une machine livrée ne garantit pas davantage une utilisation quotidienne. Pour mesurer l’arrivée des humanoïdes dans le monde professionnel français, il faut regarder au-delà des vidéos : quelle tâche accomplissent-ils, pendant combien de temps et avec quelle assistance ?</p>
<p>Ces expérimentations s’inscrivent dans le développement des <a href="https://www.robot-magazine.fr/solutions/robots-humanoides/" target="_blank" rel="noopener">robots humanoïdes pour l’industrie, la logistique, la santé et les services</a>, dont la valeur doit désormais être mesurée à partir de tâches réelles, de leur fiabilité et de leur coût d’exploitation.</p>
<p>Deux situations documentées offrent un point de départ : Calvin chez Renault à Douai et un Mirokaï au foyer La Marcelline, au sein de l’APREH. Elles illustrent des usages très différents. Elles ne constituent ni un recensement exhaustif, ni la preuve d’une adoption généralisée. Leur intérêt est ailleurs : rendre visibles les conditions concrètes du passage à l’usage.</p>
<h2>À Douai, une trentaine de kilos à chaque prise</h2>
<p><img decoding="async" class="wp-image-8848 alignleft" src="https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2026/10/Robot-humanoide-range-un-bac-en-atelier.jpg" alt="" width="427" height="279" srcset="https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2026/10/Robot-humanoide-range-un-bac-en-atelier.jpg 1442w, https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2026/10/Robot-humanoide-range-un-bac-en-atelier-300x196.jpg 300w, https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2026/10/Robot-humanoide-range-un-bac-en-atelier-1024x668.jpg 1024w, https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2026/10/Robot-humanoide-range-un-bac-en-atelier-768x501.jpg 768w" sizes="(max-width: 427px) 100vw, 427px" /></p>
<p>Dans une publication du 26 juin 2026, Renault décrit Calvin, développé avec <a href="https://www.robot-magazine.fr/directory/wandercraft/" target="_blank" rel="noopener">Wandercraft</a>, comme un robot en test à Douai.. Sa mission : saisir deux pneus simultanément, soit environ 30 kg. Le constructeur annonce une capacité de portage de 40 à 50 kg.</p>
<p>La feuille de route prévoit une dizaine de robots en poste fin 2026, puis 350 dans les usines françaises et espagnoles fin 2027. Ces nombres désignent des objectifs : ils ne permettent pas de connaître le parc installé aujourd’hui, ni sa répartition future entre les deux pays. Renault mentionne encore des difficultés de robustesse et d’intégration à haute cadence.</p>
<p>Le sujet industriel se situe précisément là. Réussir une prise, la répéter et l’inscrire dans le rythme d’un atelier correspondent à trois niveaux de validation différents. Un arrêt obligeant un opérateur à intervenir peut modifier l’intérêt économique du dispositif. Pour juger le projet, les prochains indicateurs utiles seront donc la disponibilité, les cycles réussis et les interventions nécessaires.</p>
<h2>Au foyer La Marcelline, une autre définition du travail</h2>
<p>Dans le médico-social, la mission change. Enchanted Tools indique qu’un premier Mirokaï est déjà utilisé au foyer La Marcelline, dans le cadre d’une collaboration avec l’APREH. Le fabricant décrit une participation aux animations, aux activités culturelles et cognitives ainsi qu’aux interactions entre résidents. Le programme vise 11 robots dans plusieurs établissements de l’association.</p>
<p>Cette expérimentation rejoint d’autres usages de <a href="https://www.robot-magazine.fr/le-robot-zora-prend-soin-des-personnes-agees/" target="_blank" rel="noopener">robots humanoïdes auprès des personnes âgées</a>, notamment pour proposer des animations, encourager la participation et soutenir certaines activités collectives.</p>
<p>Ici aussi, il faut séparer le présent du programme annoncé : un premier site cité ne signifie pas que les onze machines fonctionnent déjà. Les bénéfices décrits proviennent du fabricant ; la présentation du projet ne fournit pas de protocole permettant de mesurer indépendamment leur ampleur.</p>
<p>L’évaluation doit aussi correspondre à la mission. Pour un robot d’animation, compter les objets déplacés n’aurait guère de sens. Il serait plus instructif de documenter la fréquence des séances, la participation des résidents, le temps de préparation et l’avis des professionnels. Une présence appréciée peut avoir une valeur, mais cette valeur mérite une méthode d’observation explicite.</p>
<h2>L’autonomie, un chiffre encore difficile à résumer</h2>
<p>Sur sa page commerciale, Enchanted Tools précise qu’en 2026 un accompagnateur doit rester à proximité des Mirokaï pour des raisons de sécurité. Le fabricant annonce une autonomie complète au premier trimestre 2027 : il s’agit d’un calendrier prévisionnel.</p>
<p>Cette précision compte davantage qu’une vidéo montrant quelques minutes de déplacement. L’autonomie doit être décrite tâche par tâche : naviguer dans un couloir, dialoguer, manipuler un objet ou reprendre une activité après une erreur ne posent pas les mêmes problèmes.</p>
<p>Pour l’utilisateur, une question devient centrale : <a href="https://www.robot-magazine.fr/robotique-quand-une-erreur-dia-devient-un-risque-physique/" target="_blank" rel="noopener">combien d’interventions humaines sont nécessaires pour une heure de service utile</a> ? Cet indicateur permettrait de comparer les installations plus rigoureusement. Il éviterait aussi de confondre une capacité technique avec un service effectivement disponible.</p>
<h2>Le baromètre Robot Magazine pose la question de la rentabilité</h2>
<p>Réalisé auprès de 300 décideurs, le <a href="https://www.robot-magazine.fr/barometre-robot-magazine-2026/" target="_blank" rel="noopener">Baromètre Robot Magazine 2026</a> apporte un éclairage sur les attentes face à un premier robot :</p>
<ul>
<li>59 % privilégient la production, la manutention ou la logistique.</li>
<li>58 % envisagent un budget inférieur à 50 000 €.</li>
<li>48 % attendent un retour sur investissement en moins de 24 mois.</li>
<li>Le prix et l’incertitude sur la rentabilité réunissent 46 % des réponses concernant le principal frein.</li>
</ul>
<p>Ces indicateurs concernent la robotique en général. Ils ne mesurent ni l’intention d’acheter un humanoïde, ni le budget consacré à cette catégorie. Leur rapprochement avec les projets examinés suggère cependant une question économique : à quelles conditions un humanoïde pourra-t-il satisfaire ces attentes de coût et de résultats ?</p>
<p>L’enquête a été réalisée en ligne du 13 au 26 septembre 2026, auprès de lecteurs et d’abonnés volontaires de Robot Magazine. Cet échantillon décrit les intentions d’un public sensibilisé à la robotique ; il n’est pas représentatif de l’ensemble des entreprises françaises.</p>
<h2>BMW : un repère chiffré, situé aux États-Unis</h2>
<p>Pour disposer d’un point de comparaison industriel, il faut regarder hors de France. BMW a publié le bilan de son pilote Figure 02 à Spartanburg, aux États-Unis : environ 1 250 heures de fonctionnement et plus de 90 000 composants déplacés pendant un projet de dix mois. Le robot participait au positionnement de pièces de tôlerie et a contribué à la production de plus de 30 000 BMW X3.</p>
<p>Ces données décrivent une contribution à certaines opérations, pas la fabrication autonome de véhicules. Les dix mois représentent la durée du projet, distincte des heures de fonctionnement cumulées. BMW qualifie bien l’expérience de pilote.</p>
<p>Ce bilan fournit néanmoins un modèle de communication plus exploitable : une tâche identifiée, un site nommé, une période et un volume d’activité. Ces quatre éléments devraient accompagner toute annonce de déploiement.</p>
<h2><strong><br />
</strong>Les chiffres à retenir</h2>
<table>
<thead>
<tr>
<td><strong>Chiffre</strong></td>
<td><strong>Ce qu’il représente</strong></td>
<td><strong>Périmètre</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Environ 30 kg</strong></td>
<td>Deux pneus saisis simultanément par Calvin</td>
<td>Essais chez Renault à Douai</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>350 robots</strong></td>
<td>Objectif de déploiement pour fin 2027</td>
<td>Usines Renault françaises et espagnoles</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>11 Mirokaï</strong></td>
<td>Objectif du programme APREH</td>
<td>Plusieurs établissements médico-sociaux</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>1 250 heures</strong></td>
<td>Fonctionnement cumulé annoncé pour Figure 02</td>
<td>Pilote BMW à Spartanburg, aux États-Unis</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>58 %</strong></td>
<td>Répondants envisageant moins de 50 000 € pour leur premier robot</td>
<td>Baromètre Robot Magazine 2026</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>48 %</strong></td>
<td>Répondants attendant un retour en moins de deux ans</td>
<td>Baromètre Robot Magazine 2026</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Pour les attentes d’investissement et les répartitions détaillées, consulter les résultats et la méthodologie du Baromètre Robot Magazine 2026.</p>
<h2>La prochaine étape : publier les conditions d’exploitation</h2>
<p>La lecture croisée de ces documents fait ressortir un besoin : disposer d’indicateurs comparables. Pour les projets français examinés, les informations publiques consultées ne permettent pas de calculer un coût complet par heure utile, ni un retour sur investissement vérifiable.</p>
<p>Le prix d’achat seul serait insuffisant. Une évaluation devrait intégrer la préparation du site, la formation, la supervision, la maintenance et les interruptions. Elle devrait aussi expliciter le service attendu : réduire une manutention pénible, assurer une animation ou déplacer une pièce.</p>
<p>Il faut enfin préciser ce que recouvre le terme « humanoïde ». Une silhouette anthropomorphe ne renseigne pas, à elle seule, sur la locomotion, la dextérité ou l’autonomie. Ces caractéristiques doivent apparaître dans toute comparaison.</p>
<p>Le passage à plusieurs sites nécessitera également de documenter la sécurité, les procédures de mise en service et la formation des équipes. Les entreprises devront notamment anticiper les nouvelles exigences relatives à la <a href="https://www.robot-magazine.fr/robots-humanoides-reglement-machines-conformite-2027/" target="_blank" rel="noopener">conformité des robots humanoïdes en Europe</a>.</p>
<p>Le cap à surveiller sera donc moins spectaculaire qu’une nouvelle démonstration : plusieurs sites publiant, sur une durée définie, leurs heures utiles, leurs incidents et leurs résultats. C’est à cette condition que les humanoïdes pourront être évalués comme des équipements professionnels.</p>
<h3>FAQ – Robots humanoïdes en France : premiers déploiements, autonomie et rentabilité</h3>
<div dir="auto">
<div id="sp_easy_accordion-1792566524"><div id="sp-ea-8840" class="sp-ea-one sp-easy-accordion" data-ea-active="ea-click" data-ea-mode="vertical" data-preloader="" data-scroll-active-item="" data-offset-to-scroll="0"><div class="ea-card ea-expand sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88400" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88400" aria-controls="collapse88400" href="#" aria-expanded="true" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-minus"></i> 1. Les robots humanoïdes sont-ils déjà utilisés dans les entreprises françaises ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse collapsed show" id="collapse88400" data-parent="#sp-ea-8840" role="region" aria-labelledby="ea-header-88400"> <div class="ea-body"><p>Oui, plusieurs projets documentés montrent que des robots humanoïdes commencent à être expérimentés ou utilisés dans des environnements professionnels français. Chez Renault à Douai, le robot Calvin est testé pour des opérations de manutention. Dans le secteur médico-social, un robot Mirokaï participe à des activités au foyer La Marcelline. Ces exemples ne démontrent toutefois pas une adoption généralisée des humanoïdes en France.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88401" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88401" aria-controls="collapse88401" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 2. Que fait le robot humanoïde Calvin chez Renault à Douai ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88401" data-parent="#sp-ea-8840" role="region" aria-labelledby="ea-header-88401"> <div class="ea-body"><p>Développé avec Wandercraft, Calvin est testé dans l'usine Renault de Douai pour manipuler simultanément deux pneus, représentant une charge d'environ 30 kg. Renault annonce une capacité de portage de 40 à 50 kg. Le constructeur vise une dizaine de robots en poste fin 2026, puis 350 dans ses usines françaises et espagnoles fin 2027. Ces chiffres sont des objectifs de déploiement, et non des installations déjà confirmées.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88402" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88402" aria-controls="collapse88402" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 3. Comment les robots Mirokaï sont-ils utilisés dans les établissements médico-sociaux ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88402" data-parent="#sp-ea-8840" role="region" aria-labelledby="ea-header-88402"> <div class="ea-body"><p>Développés par Enchanted Tools, les robots Mirokaï peuvent participer aux animations, aux activités culturelles et cognitives ainsi qu'aux interactions avec les résidents. Un premier robot est utilisé au foyer La Marcelline, dans le cadre d'une collaboration avec l'APREH. Le programme prévoit 11 robots dans plusieurs établissements, mais ce nombre constitue un objectif et non un parc déjà opérationnel.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88403" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88403" aria-controls="collapse88403" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 4. Les robots humanoïdes sont-ils totalement autonomes en 2026 ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88403" data-parent="#sp-ea-8840" role="region" aria-labelledby="ea-header-88403"> <div class="ea-body"><p>Le niveau d'autonomie dépend du modèle et des tâches réalisées. Enchanted Tools précise notamment qu'en 2026, les robots Mirokaï nécessitent la présence d'un accompagnateur à proximité pour des raisons de sécurité. Le fabricant annonce une autonomie complète au premier trimestre 2027, selon un calendrier prévisionnel. Pour évaluer l'autonomie réelle, il faut notamment mesurer la fréquence et la durée des interventions humaines nécessaires.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88404" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88404" aria-controls="collapse88404" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 5. Combien coûte le déploiement d'un robot humanoïde en entreprise ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88404" data-parent="#sp-ea-8840" role="region" aria-labelledby="ea-header-88404"> <div class="ea-body"><p>Les informations publiques présentées pour les projets Calvin et Mirokaï ne permettent pas de déterminer un coût complet de déploiement ou un retour sur investissement vérifiable. Le budget doit intégrer l'achat, l'intégration, la formation, la supervision, la maintenance et les éventuelles interruptions. Selon le Baromètre Robot Magazine 2026, 58 % des répondants envisagent moins de 50 000 € pour leur premier robot, mais cette donnée concerne la robotique en général, et non spécifiquement les humanoïdes.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88405" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88405" aria-controls="collapse88405" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 6. Quels résultats le robot humanoïde Figure 02 a-t-il obtenus chez BMW ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88405" data-parent="#sp-ea-8840" role="region" aria-labelledby="ea-header-88405"> <div class="ea-body"><p>Lors d'un projet pilote de dix mois dans l'usine BMW de Spartanburg, aux États-Unis, le robot Figure 02 a cumulé environ 1 250 heures de fonctionnement et déplacé plus de 90 000 composants. Il participait notamment au positionnement de pièces de tôlerie et a contribué à la production de plus de 30 000 BMW X3. Ces résultats illustrent une application industrielle mesurée, sans signifier que le robot fabriquait des véhicules de manière autonome.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-88406" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse88406" aria-controls="collapse88406" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 7. Quels indicateurs permettent de mesurer la rentabilité et l'efficacité d'un robot humanoïde ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse88406" data-parent="#sp-ea-8840" role="region" aria-labelledby="ea-header-88406"> <div class="ea-body"><p>L'évaluation d'un humanoïde professionnel doit reposer sur des indicateurs concrets : heures de fonctionnement utile, cycles réussis, disponibilité, incidents, interventions humaines et coûts d'exploitation. Les résultats doivent être associés à une tâche précise, à un site identifié et à une période d'observation définie. Ces données permettent de distinguer une démonstration technique d'un usage professionnel fiable et d'évaluer plus rigoureusement le retour sur investissement.</p></div></div></div></div></div>
</div>
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		<title>Fonds de capital-risque robotique : qui finance vraiment les robots?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Carl Louis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 09:50:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les humanoïdes attirent des financements records, mais les investisseurs exclusivement consacrés à la robotique restent difficiles à identifier. Derrière les annonces se mêlent spécialistes, fonds deeptech et branches d’investissement de groupes industriels. Pour les startups européennes, comprendre ces différences peut changer toute une stratégie de levée de fonds. Des milliards pour les robots, mais quel &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les humanoïdes attirent des financements records, mais les investisseurs exclusivement consacrés à la robotique restent difficiles à identifier. Derrière les annonces se mêlent spécialistes, fonds deeptech et branches d’investissement de groupes industriels. Pour les startups européennes, comprendre ces différences peut changer toute une stratégie de levée de fonds.</p>
<h2>Des milliards pour les robots, mais quel capital ?</h2>
<p>Onze milliards de dollars. Selon Dealroom, les startups classées dans sa catégorie « humanoïdes » ont attiré ce montant de capital-risque entre le début de 2026 et le 6 octobre. C’est plus du double des 4,8 milliards recensés sur l’ensemble de 2025. Ce record concerne un segment précis : il ne constitue pas un total pour toute la robotique mondiale.</p>
<p>LL’essor de la <a href="https://www.robot-magazine.fr/quest-ce-que-lia-physique-dans-la-robotique/" target="_blank" rel="noopener">Physical AI</a>, cette intelligence artificielle capable de percevoir et d’agir dans le monde physique, rapproche deux univers longtemps présentés séparément : les logiciels d’IA et les machines. Les humanoïdes concentrent une partie de l’attention, mais la question du financement concerne aussi les robots industriels, la logistique, la construction et la santé.</p>
<p>Le paradoxe apparaît dès que l’on cherche les investisseurs : financer des robots ne signifie pas gérer un fonds exclusivement robotique. Un fonds généraliste peut participer à une levée spectaculaire. Un spécialiste de la deeptech peut comprendre l’autonomie sans investir uniquement dans des machines. Une branche corporate peut soutenir une startup pour des raisons à la fois financières et industrielles.</p>
<p>Ce panorama distingue donc les investisseurs centrés sur la robotique, les spécialistes au périmètre plus large et les fonds corporate. Il ne prétend pas fournir un recensement exhaustif ni attribuer un label « 100 % robotique » à des acteurs qui ne le revendiquent pas.</p>
<h2>Les fonds indépendants : une spécialisation à examiner de près<br />
<strong><br />
</strong></h2>
<h3>Cybernetix Ventures : un spécialiste accessible aux Européens</h3>
<p>Basé à Boston, Cybernetix Ventures, fondé par Fady Saad et Mark Martin, concentre sa thèse sur la robotique, l’automatisation et l’IA industrielle. Il investit en Amérique du Nord et en Europe, du pré-amorçage à la série A. Sa spécialisation couvre aussi les technologies nécessaires aux robots, comme les capteurs, l’autonomie et les logiciels.</p>
<p>Son portefeuille comprend notamment Cambrian, dans la vision robotique, et Rugged Robotics, dans la construction. Le ticket initial standard n’est pas précisé sur les pages officielles consultées.</p>
<p>Cybernetix anime également l’écosystème à travers Robotics Invest et Robotics Tech Week, dont l’édition bostonienne s’est tenue du 26 au 29 mai 2026. Pour un fondateur européen, cet ancrage sectoriel et le mandat transatlantique constituent deux éléments concrets de ciblage.</p>
<h3>Pathbreaker Ventures : entrer au capital avant le décollage</h3>
<p>À San Francisco, Pathbreaker investit dès la création, notamment en pre-seed et seed. Sa thèse associe robotique, IA, vision par ordinateur et nouveaux matériels, avec des applications dans la fabrication et d’autres industries. Il s’agit donc d’un investisseur pertinent pour la robotique, mais au mandat plus large.</p>
<p>Parmi ses participations figurent Diligent Robotics et Reliable Robotics, dans l’autonomie aéronautique. Cette dernière a annoncé une levée de 160 millions de dollars en avril 2026, avec le soutien renouvelé de Pathbreaker. Ce montant est celui du tour de table, pas le chèque du fonds.</p>
<p>La fourchette indicative de 250 000 à 2 millions de dollars doit être confirmée directement auprès de l’équipe : elle n’est pas précisée sur les pages officielles consultées.</p>
<h3>The Robotics Hub : l’investissement au contact de la recherche</h3>
<p>À Pittsburgh, The Robotics Hub s’inscrit dans l’écosystème de Carnegie Mellon. L’université documente son origine comme une initiative destinée à identifier et accompagner de jeunes entreprises de robotique avancée. Ce lien ne signifie pas qu’il s’agit d’un fonds universitaire réservé aux seuls diplômés de Carnegie Mellon.</p>
<p>L’équipe met en avant un accompagnement pouvant commencer avant même la constitution de l’entreprise. Agility Robotics est un exemple documenté de participation, notamment lors de sa série A de 2018. Le positionnement affiché inclut robotique et IA ; les tickets et les conditions précises d’investissement applicables en 2026 restent à confirmer.</p>
<h3>Calibrate Ventures : l’IA et l’automatisation au service de l’industrie</h3>
<p>Implanté à Pasadena, en Californie, Calibrate Ventures couvre la deeptech, l’IA, la vision, l’autonomie et la robotique. Le fonds est présenté comme un investisseur d’amorçage par l’un de ses cofondateurs.</p>
<p>Ses investissements documentés comprennent Gray Matter Robotics et Collaborative Robotics, également appelé Cobot. L’accent mis sur des technologies capables de résoudre des problèmes commerciaux le rapproche des startups qui peuvent expliquer précisément leur valeur industrielle. Le ticket standard n’est pas publié dans les sources retenues.</p>
<p>Calibrate illustre une distinction essentielle : une expertise robotique solide peut exister dans un portefeuille qui comprend également des entreprises d’IA sans robot.</p>
<h2>Les fonds corporate : du capital et une logique industrielle</h2>
<h3>MISUMI Ventures : 50 millions de dollars pour le matériel et l’automatisation</h3>
<p>Annoncé le 17 septembre 2026, MISUMI Ventures est un fonds de 50 millions de dollars porté par le groupe japonais MISUMI, avec un ancrage dans la baie de San Francisco. Malgré une structure de gestion présentée comme autonome, il relève du corporate venture capital.</p>
<p>Ses investissements initiaux doivent généralement se situer entre 500 000 et 1,5 million de dollars, dans des sociétés en seed et early stage. Son mandat comprend la robotique, le matériel avancé, l’automatisation et l’IA industrielle, mais aussi l’aérospatial, les technologies médicales et l’énergie propre. Il n’est donc pas exclusivement robotique.</p>
<p>MISUMI prévoit d’apporter un accès à son réseau de composants et de fabrication. Pour une startup, cet accompagnement peut compter autant que le capital. Il faut toutefois distinguer l’annonce du fonds de son portefeuille : le communiqué japonais prévoit une constitution en octobre et un premier investissement avant la fin de 2026. Aucun exemple de participation n’est retenu ici au 12 octobre.</p>
<h3>Toyota Ventures : la robotique dans un mandat deeptech mondial</h3>
<p>Installé en Californie, avec des implantations à Los Altos et San Francisco, Toyota Ventures investit en early stage dans plusieurs domaines, dont l’IA, la robotique et la mobilité. Son portefeuille comprend notamment Intuition Robotics et SLAMcore.</p>
<p>Il serait trompeur de reprendre automatiquement comme ticket 2026 la fourchette de 500 000 à 2 millions de dollars publiée pour certains anciens appels à innovation. Ces programmes établissent une pratique passée, pas une grille générale actuelle.</p>
<p>L’intérêt pour un fondateur réside dans la combinaison d’une expertise technologique et d’un accès potentiel à un environnement industriel. Cet accès doit être discuté concrètement ; une participation au capital ne garantit pas une commande.</p>
<h3>ABB Ventures : un financement lié aux besoins de l’automatisation</h3>
<p>ABB Ventures, dans l’écosystème du groupe suisse, couvre plusieurs secteurs de l’électrification et de l’automatisation. ABB présente également une activité ABB Robotics Ventures. Parmi les investissements documentés figurent Scalable Robotics et Automata.</p>
<p>Le parcours de Sevensense, startup suisse issue de l’ETH Zurich, illustre cette logique : ABB a réalisé un investissement minoritaire avant de l’acquérir en 2024. Il s’agit d’un exemple historique de rapprochement industriel, et non d’une promesse de sortie pour les autres participations.</p>
<p>Les sources consultées ne donnent pas de ticket standard ni de grille unique de stades pour l’ensemble de ces activités.</p>
<h2>L’Europe, un vide de fonds dédiés plutôt qu’un vide de financement</h2>
<p>Affirmer qu’il n’existe aucun fonds européen spécialisé serait excessif. En revanche, le panorama présenté ici ne fait pas apparaître un vaste réseau européen d’investisseurs indépendants exclusivement consacrés à la robotique. Faute de recensement exhaustif, cette observation ne doit pas devenir une statistique.</p>
<p>Les startups européennes trouvent du capital auprès d’acteurs dont les mandats dépassent leur secteur. <a href="https://www.robot-magazine.fr/directory/robco/" target="_blank" rel="noopener">RobCo</a> a ainsi annoncé 100 millions de dollars en janvier 2026, dans un tour codirigé par Lightspeed Venture Partners et Lingotto Innovation, avec notamment Sequoia Capital.</p>
<p>Au Royaume-Uni, Humanoid a annoncé une série A de 152 millions de dollars en juillet 2026, menée par Prime Movers Lab, avec notamment Schaeffler, Bosch et Aglaé Ventures. La spécialisation robotique exclusive des investisseurs n’est donc pas une condition nécessaire à un financement important.</p>
<p>En France, <a href="https://www.robot-magazine.fr/interview-de-pierre-fauveau-responsable-sectoriel-industrie-robotique-de-la-bpi-banque-publique-dinvestissement/" target="_blank" rel="noopener">Bpifrance intervient également dans le financement et l’accompagnement de la robotique</a> : son fonds Large Venture participait à la série D d’Exotec annoncée en 2022. Le Fonds national de venture industriel relève d’une autre logique : il contribue à structurer des fonds industriels, plutôt que de constituer un guichet direct exclusivement robotique pour les startups.</p>
<p>Les investisseurs deeptech représentent une autre voie. Supernova Invest en est un exemple français, avec un soutien historiquement documenté à Robocath, dans la robotique médicale. Cette référence ne doit pas être présentée comme une nouvelle opération de 2026.</p>
<p>Pourquoi les fonds exclusivement robotiques semblent-ils si peu nombreux ? Notre lecture est celle d’un secteur qui impose plusieurs risques simultanés : développement technique, fabrication, intégration chez le client et commercialisation. Une startup médicale, un fabricant de robots logistiques et un spécialiste de la manipulation n’ont ni les mêmes cycles ni les mêmes exigences réglementaires.</p>
<p>Pour un gestionnaire, une thèse deeptech ou industrielle plus large permet de diversifier ces risques. Cette explication constitue une analyse du modèle d’investissement, pas une causalité statistiquement démontrée. Elle aide néanmoins à comprendre pourquoi le capital européen se présente souvent sous d’autres étiquettes.</p>
<h2>Conseils aux fondateurs : comment cibler les investisseurs robotiques</h2>
<h3>Commencer par le mandat réel</h3>
<p>Vérifiez la géographie, le stade, la nature du produit financé et la capacité du fonds à prendre la tête du tour. Un portefeuille robotique américain ne prouve pas que l’investisseur accepte une société européenne.</p>
<p>Étudiez aussi les participations existantes. Elles permettent de comprendre si l’équipe connaît votre marché, les contraintes de votre produit et les cycles de décision de vos clients.</p>
<h3>Adapter les preuves au stade</h3>
<p>En pré-amorçage, présentez une équipe crédible, une difficulté technique clairement définie et un programme d’expérimentation.</p>
<p>Pour financer le déploiement, montrez des résultats en conditions réelles : disponibilité, interventions humaines, durée d’installation, coût de maintenance et retour sur investissement du client. Une démonstration réussie doit pouvoir déboucher sur une utilisation reproductible.</p>
<h3>Présenter l’économie complète du robot</h3>
<p>Le prix de vente ou l’abonnement ne suffit pas. Intégrez fabrication, installation, service après-vente, besoin en fonds de roulement et financement éventuel des machines conservées au bilan.</p>
<p>Le dossier doit permettre de comprendre <a href="https://www.robot-magazine.fr/combien-coute-un-robot/" target="_blank" rel="noopener">ce que coûte réellement un robot et son déploiement</a> et comment cette économie évolue lorsque le nombre de machines augmente.</p>
<h3>Relier le ticket à une étape mesurable</h3>
<p>Expliquez ce que le tour permettra d’atteindre : prototype validé, pilote payé, certification, première série ou déploiement reproductible. Séparez toujours le montant recherché du chèque attendu de chaque investisseur.</p>
<p>La cohérence entre le capital demandé et l’étape suivante est plus utile qu’une ambition financière déconnectée du calendrier industriel.</p>
<h3>Préciser les conditions du corporate</h3>
<p>Discutez l’accès aux clients, les essais industriels et les ressources promises, mais aussi l’exclusivité, les droits sur les données et la propriété intellectuelle.</p>
<p>La valeur du partenariat doit rester compatible avec vos futurs clients et investisseurs. Une relation industrielle peut accélérer le développement, à condition que ses engagements soient clairement définis.</p>
<p>Ces conseils sont des recommandations éditoriales, pas des critères attribués uniformément aux fonds cités.</p>
<h2>Ce que ce panorama dit de la maturité européenne</h2>
<p>L’Europe peut faire émerger des entreprises robotiques capables de lever des montants importants. Les opérations de RobCo et Humanoid le montrent. Mais cette capacité ne suffit pas à démontrer l’existence d’une filière complète de capital-risque exclusivement robotique.</p>
<p>La maturité se mesure aussi à la possibilité de financer les étapes intermédiaires : passer du prototype au pilote, puis du pilote à une installation reproductible et rentable. C’est là que l’expertise industrielle de l’investisseur devient décisive.</p>
<p>Pour les fondateurs européens, la recherche doit donc associer spécialistes transatlantiques, fonds deeptech locaux, investisseurs de croissance et corporate pertinents. Le meilleur investisseur robotique est celui qui comprend le risque à financer et peut accompagner l’étape suivante. Son étiquette sectorielle est un premier indice ; ses pratiques et ses participations sont des preuves plus utiles.</p>
<h2>Tableau récapitulatif des investisseurs</h2>
<p>Les tickets sont exprimés en dollars américains et correspondent aux investissements initiaux lorsqu’une fourchette est disponible. « Non communiqué » signifie qu’aucun ticket standard n’a été identifié dans les sources retenues.</p>
<table>
<thead>
<tr>
<td><strong>Fonds</strong></td>
<td><strong>Siège ou implantation</strong></td>
<td><strong>Focus</strong></td>
<td><strong>Stade</strong></td>
<td><strong>Ticket</strong></td>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Cybernetix Ventures</td>
<td>Boston</td>
<td>Robotique, automatisation, IA industrielle ; Amérique du Nord et Europe</td>
<td>Pre-seed, seed, série A</td>
<td>Non communiqué</td>
</tr>
<tr>
<td>Pathbreaker Ventures</td>
<td>San Francisco</td>
<td>Robotique, IA, vision, nouveaux matériels ; mandat plus large</td>
<td>Création, pre-seed, seed</td>
<td>250 000 à 2 M$ : indicatif, à confirmer</td>
</tr>
<tr>
<td>The Robotics Hub</td>
<td>Pittsburgh</td>
<td>Robotique et IA ; accompagnement de création</td>
<td>Très amont ; conditions 2026 à confirmer</td>
<td>Non communiqué</td>
</tr>
<tr>
<td>Calibrate Ventures</td>
<td>Pasadena</td>
<td>Deeptech, IA, autonomie, automatisation, robotique</td>
<td>Amorçage / early stage</td>
<td>Non communiqué</td>
</tr>
<tr>
<td>MISUMI Ventures — corporate</td>
<td>Baie de San Francisco</td>
<td>Matériel avancé, robotique, automatisation, IA industrielle et autres secteurs</td>
<td>Seed / early stage</td>
<td>Généralement 500 000 à 1,5 M$</td>
</tr>
<tr>
<td>Toyota Ventures — corporate</td>
<td>Los Altos et San Francisco</td>
<td>Deeptech et climat, dont robotique, IA et mobilité</td>
<td>Early stage</td>
<td>Grille générale 2026 non établie</td>
</tr>
<tr>
<td>ABB Ventures / activité Robotics — corporate</td>
<td>Groupe suisse ; réseau international</td>
<td>Électrification, automatisation et robotique</td>
<td>Selon activité et opération</td>
<td>Non communiqué</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>FAQ – Fonds de capital-risque robotique : qui finance les startups de robotique en 2026 ?</h3>
<div dir="auto">
<div id="sp_easy_accordion-1791797703"><div id="sp-ea-8663" class="sp-ea-one sp-easy-accordion" data-ea-active="ea-click" data-ea-mode="vertical" data-preloader="" data-scroll-active-item="" data-offset-to-scroll="0"><div class="ea-card ea-expand sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-86630" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse86630" aria-controls="collapse86630" href="#" aria-expanded="true" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-minus"></i> 1. Quels sont les principaux fonds de capital-risque spécialisés dans la robotique ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse collapsed show" id="collapse86630" data-parent="#sp-ea-8663" role="region" aria-labelledby="ea-header-86630"> <div class="ea-body"><p>Parmi les investisseurs actifs dans la robotique figurent Cybernetix Ventures, Pathbreaker Ventures, The Robotics Hub et Calibrate Ventures. Ces fonds financent notamment des technologies liées à l'automatisation, à l'intelligence artificielle, à la vision par ordinateur et aux systèmes autonomes. Leur degré de spécialisation varie : tous ne sont pas exclusivement consacrés à la robotique.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-86631" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse86631" aria-controls="collapse86631" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 2. Quels fonds investissent dans les startups de robotique en Europe ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse86631" data-parent="#sp-ea-8663" role="region" aria-labelledby="ea-header-86631"> <div class="ea-body"><p>Les startups européennes peuvent solliciter des investisseurs transatlantiques comme Cybernetix Ventures, ainsi que des fonds deeptech et des investisseurs industriels. En Europe, Bpifrance, Supernova Invest et certains fonds internationaux ont participé au financement d'entreprises robotiques. L'éligibilité dépend notamment du stade de développement, du secteur et du périmètre géographique de chaque investisseur.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-86632" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse86632" aria-controls="collapse86632" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 3. Combien les fonds de capital-risque investissent-ils dans les startups robotiques ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse86632" data-parent="#sp-ea-8663" role="region" aria-labelledby="ea-header-86632"> <div class="ea-body"><p>Les montants varient selon le fonds et la maturité de l'entreprise. MISUMI Ventures prévoit généralement des investissements initiaux compris entre 500 000 et 1,5 million de dollars. Pour Pathbreaker Ventures, une fourchette indicative de 250 000 à 2 millions de dollars est évoquée, mais reste à confirmer. Plusieurs autres fonds ne publient pas de ticket standard.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-86633" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse86633" aria-controls="collapse86633" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 4. Pourquoi les startups de robots humanoïdes attirent-elles autant d'investissements ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse86633" data-parent="#sp-ea-8663" role="region" aria-labelledby="ea-header-86633"> <div class="ea-body"><p>Les robots humanoïdes bénéficient de l'intérêt croissant pour la Physical AI, qui associe intelligence artificielle et interaction avec le monde physique. Selon les données Dealroom citées dans l'article, les startups classées dans la catégorie des humanoïdes ont attiré 11 milliards de dollars de capital-risque entre début 2026 et le 6 octobre, contre 4,8 milliards sur l'ensemble de 2025. Ces montants concernent les humanoïdes, et non toute l'industrie robotique.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-86634" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse86634" aria-controls="collapse86634" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 5. Quelle est la différence entre un fonds spécialisé en robotique et un fonds corporate ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse86634" data-parent="#sp-ea-8663" role="region" aria-labelledby="ea-header-86634"> <div class="ea-body"><p>Un fonds spécialisé investit selon une stratégie centrée sur la robotique ou des technologies associées. Un fonds corporate, comme MISUMI Ventures, Toyota Ventures ou ABB Ventures, est lié à un groupe industriel et peut rechercher des synergies technologiques ou commerciales. Au-delà du financement, ces investisseurs peuvent faciliter l'accès à des compétences industrielles, des composants ou des partenaires, sans garantir de débouchés commerciaux.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-86635" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse86635" aria-controls="collapse86635" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 6. Pourquoi existe-t-il relativement peu de fonds exclusivement dédiés à la robotique en Europe ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse86635" data-parent="#sp-ea-8663" role="region" aria-labelledby="ea-header-86635"> <div class="ea-body"><p>La robotique combine plusieurs risques : recherche technologique, fabrication, intégration industrielle, maintenance et commercialisation. Les investisseurs peuvent privilégier des stratégies deeptech ou industrielles plus larges afin de diversifier leurs portefeuilles. Cela ne signifie pas que les startups européennes manquent totalement de financements, comme l'illustrent les levées de fonds de RobCo et Humanoid en 2026.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-86636" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse86636" aria-controls="collapse86636" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 7. Comment une startup robotique peut-elle convaincre un investisseur en capital-risque ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse86636" data-parent="#sp-ea-8663" role="region" aria-labelledby="ea-header-86636"> <div class="ea-body"><p>Une startup doit présenter une technologie crédible, un marché identifié et des objectifs adaptés à son stade de développement. Au-delà du prototype, les investisseurs peuvent examiner les résultats des pilotes, les coûts de fabrication et de maintenance, la fiabilité des robots et le retour sur investissement des clients. Le dossier doit également expliquer comment les capitaux levés permettront d'atteindre une étape industrielle et commerciale mesurable.</p></div></div></div></div></div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Premier robot : les révélations du Baromètre Robot Magazine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Carl Louis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 06:42:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle mission les entreprises souhaitent-elles confier à leur premier robot ? Quel budget envisagent-elles ? Et quels obstacles les empêchent encore de se lancer ? Le Baromètre Robot Magazine 2026 explore les intentions de dirigeants et de décideurs lecteurs du magazine. Premier enseignement : les attentes portent sur des usages concrets, un investissement maîtrisé et &#8230;</p>
<p>Cet article <a href="https://www.robot-magazine.fr/premier-robot-les-revelations-du-barometre-robot-magazine/">Premier robot : les révélations du Baromètre Robot Magazine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.robot-magazine.fr">Robot Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle mission les entreprises souhaitent-elles confier à leur premier robot ? Quel budget envisagent-elles ? Et quels obstacles les empêchent encore de se lancer ?</strong></p>
<p>Le Baromètre Robot Magazine 2026 explore les intentions de dirigeants et de décideurs lecteurs du magazine.</p>
<p>Premier enseignement : les attentes portent sur des usages concrets, un investissement maîtrisé et un retour rapide.</p>
<p>Les démonstrations robotiques suscitent la curiosité. Mais pour passer à l’investissement, les entreprises attendent des réponses précises : quelle tâche automatiser, à quel coût et avec quel bénéfice ?</p>
<p>Réalisé en ligne du 13 au 26 septembre 2026 auprès de 300 décideurs, le Baromètre Robot Magazine 2026 apporte un éclairage sur ces attentes.</p>
<p>L’étude repose sur un échantillon volontaire de lecteurs et d’abonnés à la newsletter de Robot Magazine. Elle décrit les intentions de ce public sensibilisé à la robotique et n’est pas représentative de l’ensemble des entreprises françaises.</p>
<h2>59 % privilégient la production, la manutention ou la logistique<br />
<strong><br />
</strong></h2>
<p>Selon notre Baromètre Robot Magazine 2026, 38 % des répondants choisissent la production et la manutention comme première mission à confier à un robot. 21 % privilégient <a href="https://www.robot-magazine.fr/top-15-des-robots-mobiles-autonomes-amr-les-leaders-de-lautomatisation-industrielle/" target="_blank" rel="noopener">la logistique</a>, soit 59 % au total pour ces deux catégories.</p>
<p>Le contrôle qualité recueille 15 % des réponses, devant le nettoyage à 11 %. Les autres missions représentent 9 %, et la maintenance 6 %.</p>
<p>Ces choix donnent une indication claire aux fournisseurs et aux intégrateurs : les premiers projets envisagés concernent principalement des tâches physiques et répétitives.</p>
<p>Pour convaincre, une solution robotique doit donc partir d’un besoin opérationnel identifiable : déplacer des marchandises, alimenter un poste de travail ou prendre en charge une opération récurrente.</p>
<h2>58 % envisagent un budget inférieur à 50 000 euros<br />
<strong><br />
</strong></h2>
<p>Le <strong>Baromètre Robot Magazine 2026</strong> indique que 58 % des décideurs interrogés envisagent un budget inférieur à 50 000 euros pour leur premier robot.</p>
<p>Dans le détail, 31 % prévoient moins de 25 000 euros et 27 % entre 25 000 et 50 000 euros. À l’autre extrémité, 8 % envisagent un investissement supérieur à 100 000 euros.</p>
<p>Ces intentions soulignent l’importance de proposer un premier projet dont le coût est clairement expliqué. Au-delà du robot lui-même, les entreprises doivent pouvoir comprendre <a href="https://www.robot-magazine.fr/combien-coute-un-robot/" target="_blank" rel="noopener">le coût total d’un projet robotique</a>, qui comprend les dépenses d’intégration, de formation, de maintenance et d’exploitation.</p>
<p>Autre signal : 18 % des répondants ne savent pas encore quel budget prévoir. Pour eux, le besoin d’information précède la décision d’achat.</p>
<p>Pour limiter l’investissement initial, certaines entreprises peuvent également envisager le <a href="https://www.robot-magazine.fr/robot-as-a-service-la-robotique-entre-dans-lere-de-labonnement/" target="_blank" rel="noopener">Robot as a Service (RaaS)</a>, un modèle permettant d’utiliser un robot par abonnement ou en fonction de son utilisation.</p>
<h2>48 % attendent un retour sur investissement en moins de deux ans<br />
<strong><br />
</strong></h2>
<p>Selon notre Baromètre Robot Magazine 2026, 48 % des répondants attendent un retour sur investissement en moins de 24 mois : 14 % en moins d’un an et 34 % entre un et deux ans.</p>
<p>La rentabilité constitue donc un élément central du projet. Les entreprises veulent pouvoir relier leur investissement à des gains mesurables : temps économisé, capacité de production, qualité ou réduction des tâches pénibles.</p>
<p>Cependant, 20 % des décideurs interrogés ne savent pas encore quel délai de retour sur investissement viser. Des cas clients documentés et des méthodes de calcul accessibles peuvent les aider à évaluer leur projet.</p>
<h2>Le prix et l’incertitude sur le ROI concentrent 46 % des freins</h2>
<p>Interrogés sur leur principal obstacle, 27 % des répondants citent le prix et 19 % l’incertitude sur le retour sur investissement. Ces deux freins économiques réunissent 46 % des réponses au Baromètre Robot Magazine 2026.</p>
<p>La complexité d’intégration arrive ensuite, à 17 %, suivie du manque de compétences internes, à 12 %.</p>
<p>L’enjeu commercial dépasse ainsi la présentation des performances du robot. Les décideurs attendent une proposition qui explique aussi les conditions de déploiement, l’accompagnement nécessaire et les bénéfices attendus.</p>
<h2>Ce que ces résultats disent du premier projet robotique</h2>
<p>Pour les lecteurs de Robot Magazine interrogés, le premier robot doit répondre à une mission précise, rester accessible financièrement et démontrer sa valeur dans un délai relativement court.</p>
<p>Ces intentions invitent les acteurs de la robotique à rendre leurs offres plus faciles à évaluer : périmètre du projet, coût total, étapes d’intégration et indicateurs de réussite.</p>
<p>Pour identifier les fabricants, intégrateurs et spécialistes capables d’accompagner un premier projet, les entreprises peuvent également consulter <a href="https://www.robot-magazine.fr/annuaire/">l’annuaire de la robotique en France</a>.</p>
<p>Le baromètre complet présente les quatre questions, les répartitions détaillées des réponses, la méthodologie et l’analyse de Robot Magazine.</p>
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<h3>FAQ – Baromètre Robot Magazine 2026</h3>
<div id="sp_easy_accordion-1789485778"><div id="sp-ea-8363" class="sp-ea-one sp-easy-accordion" data-ea-active="ea-click" data-ea-mode="vertical" data-preloader="" data-scroll-active-item="" data-offset-to-scroll="0"><div class="ea-card ea-expand sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83630" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83630" aria-controls="collapse83630" href="#" aria-expanded="true" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-minus"></i> 1. Comment l’intelligence artificielle transforme-t-elle le métier de technicien de maintenance ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse collapsed show" id="collapse83630" data-parent="#sp-ea-8363" role="region" aria-labelledby="ea-header-83630"> <div class="ea-body"><p>L’IA permet au technicien d’accéder plus rapidement aux historiques de pannes, aux données des capteurs, aux documentations techniques et aux procédures de diagnostic. L’objectif est moins de remplacer le technicien que d’augmenter ses capacités et de réduire le temps consacré à rechercher l’information.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83631" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83631" aria-controls="collapse83631" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 2. Qu’est-ce qu’un technicien de maintenance augmenté ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83631" data-parent="#sp-ea-8363" role="region" aria-labelledby="ea-header-83631"> <div class="ea-body"><p>Un technicien augmenté utilise des outils numériques et intelligents pour compléter ses compétences en mécanique, électricité, automatisme ou électrotechnique. Il peut notamment s’appuyer sur la maintenance prédictive, la GMAO, l’IoT industriel, la réalité augmentée et les assistants basés sur l’IA.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83632" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83632" aria-controls="collapse83632" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 3. L’IA peut-elle réellement réduire les temps d’arrêt des machines ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83632" data-parent="#sp-ea-8363" role="region" aria-labelledby="ea-header-83632"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" dir="auto" data-start="865" data-end="1229">Oui, certains premiers déploiements montrent des gains importants. Un cas présenté par McKinsey indique qu’un copilote destiné aux opérateurs a permis de réduire jusqu’à 90 % certains temps d’arrêt non planifiés, tout en libérant davantage de capacité pour les techniciens de maintenance.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83633" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83633" aria-controls="collapse83633" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 4. Quelle est la différence entre un assistant IA et un agent IA en maintenance industrielle ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83633" data-parent="#sp-ea-8363" role="region" aria-labelledby="ea-header-83633"> <div class="ea-body"><p>Un assistant fournit principalement des informations, un diagnostic ou des recommandations. Un agent IA peut aller plus loin en enchaînant plusieurs actions, comme rechercher l’historique d’une machine, vérifier la disponibilité d’une pièce, préparer un ordre de maintenance dans la GMAO ou générer un compte rendu.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83634" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83634" aria-controls="collapse83634" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 5. Quelles compétences devra posséder le technicien de maintenance en 2030 ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83634" data-parent="#sp-ea-8363" role="region" aria-labelledby="ea-header-83634"> <div class="ea-body"><p>Les compétences techniques traditionnelles resteront indispensables, mais elles seront complétées par une meilleure maîtrise des données et des systèmes intelligents. Le technicien devra notamment savoir interpréter les recommandations de l’IA, contrôler leur pertinence et superviser des équipements de plus en plus autonomes.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83635" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83635" aria-controls="collapse83635" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 6. Les robots humanoïdes pourraient-ils assister les techniciens de maintenance ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83635" data-parent="#sp-ea-8363" role="region" aria-labelledby="ea-header-83635"> <div class="ea-body"><p>À terme, des robots mobiles ou humanoïdes pourraient réaliser certaines opérations d’inspection, de manipulation, de relevé ou intervenir dans des environnements dangereux. Le technicien conserverait alors un rôle de supervision et de décision, tandis que les robots exécuteraient certaines tâches physiques.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83636" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83636" aria-controls="collapse83636" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 7. L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer les techniciens de maintenance ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83636" data-parent="#sp-ea-8363" role="region" aria-labelledby="ea-header-83636"> <div class="ea-body"><p>Le scénario présenté est plutôt celui d’une nouvelle répartition du travail entre humains, logiciels et machines. Le technicien de 2030 pourrait devenir un véritable chef d’orchestre de la maintenance, capable de superviser plusieurs équipements, systèmes d’IA et robots tout en restant responsable des décisions techniques importantes.</p></div></div></div></div></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Évolutivité des systèmes automatisés de stockage et de distribution</title>
		<link>https://www.robot-magazine.fr/evolutivite-des-systemes-automatises-de-stockage-et-de-distribution/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=evolutivite-des-systemes-automatises-de-stockage-et-de-distribution</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Carl Louis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 07:54:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers de l’industrie 4.0]]></category>
		<category><![CDATA[Robotique]]></category>
		<category><![CDATA[Actionneur à courroie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce que les intégrateurs attendent de leurs systèmes de guidage L&#8217;efficacité de l&#8217;automatisation robotique dépend entièrement de la qualité du guidage intégré et cela n&#8217;est nulle part plus évident que dans les systèmes automatisés de stockage et de distribution, où les navettes sont amenées à parcourir de longues distances, à grande vitesse, sans perdre en &#8230;</p>
<p>Cet article <a href="https://www.robot-magazine.fr/evolutivite-des-systemes-automatises-de-stockage-et-de-distribution/">Évolutivité des systèmes automatisés de stockage et de distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.robot-magazine.fr">Robot Magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Ce que les intégrateurs attendent de leurs systèmes de guidage</h2>
<p>L&rsquo;efficacité de l&rsquo;automatisation robotique dépend entièrement de la qualité du guidage intégré et cela n&rsquo;est nulle part plus évident que dans les systèmes automatisés de stockage et de distribution, où les navettes sont amenées à parcourir de longues distances, à grande vitesse, sans perdre en précision. Alors que les intégrateurs et fabricants français développent des cellules automatisées capables de gérer des charges plus lourdes et des courses plus longues, le choix des axes linéaires équipant la cellule devient aussi crucial que la cellule elle-même.</p>
<p>« Nous constatons ce défi de manière récurrente sur le marché français », a déclaré Sébastien Richard, responsable commercial France chez Rollon. « On demande aux intégrateurs de construire des systèmes de stockage et de prélèvement automatisés capables de s&rsquo;adapter à des charges et à des distances de déplacement croissantes sans sacrifier la précision, et trop souvent, l&rsquo;axe linéaire est considéré comme un élément secondaire plutôt que comme le composant qui détermine si l&rsquo;ensemble de la cellule fonctionnera de manière fiable à long terme. »</p>
<h2>Le défi : la précision à grande échelle</h2>
<p>Pour les intégrateurs de systèmes robotisés, les exigences des systèmes automatisés de stockage et de prélèvement restent rarement modérées très longtemps. Ce qui commence par un simple cahier des charges de « pick-and-place » évolue souvent vers des exigences bien plus élevées : des courses plus longues, des charges plus lourdes, des temps de cycle plus courts et, surtout, aucune tolérance à la dérive de précision à mesure que le système évolue.</p>
<p>Un projet récent, dans le cadre duquel Rollon, spécialiste mondial du guidage linéaire, a apporté son soutien à Turn-Key Solutions (TKS), un intégrateur de systèmes robotisés, illustre bien ce point. Le cahier des charges prévoyait que deux préhenseurs déplacent des pièces verticalement jusqu’à 9 mètres et horizontalement sur plus de 18 mètres, en fonctionnement continu et à haute fréquence, dans le cadre d’un système automatisé de stockage et de prélèvement. Les charges atteignaient 136 kg, avec une précision de positionnement spécifiée à 1,5 mm &#8211; un profil d’exigences que tout intégrateur concevant des systèmes d’automatisation à forte charge de travail et à haute cadence connaîtra bien.</p>
<p>TKS avait besoin d’équipements fiables, capables de supporter un rythme de fonctionnement intensif tout en conservant précision et vitesse. C’est l’axe linéaire qui détermine si la cellule offre le débit et la fiabilité requis ; il constitue le facteur décisif entre un système fonctionnant en continu sous une charge importante et un système incapable de maintenir la précision exigée par l’application.</p>
<h2>La solution : le ROBOT 220 de Rollon</h2>
<p>Pour répondre à ces exigences, l’axe linéaire à courroie ROBOT 220 de Rollon a été recommandé, car il est parfaitement adapté aux applications à longue course et hautement dynamiques. Sa capacité de charge, adaptée aux palettes de 136 kg concernées, combinée à des performances éprouvées sur l’axe de levage vertical en utilisation continue et à haute fréquence, en a fait le choix idéal pour ce système automatisé de stockage et de prélèvement.</p>
<p>Sébastien Richard a ajouté : « L’actionneur à longue course et forte charge ne se choisit pas simplement dans un catalogue : il doit être intégré dès le départ dans la conception de la cellule, au même titre que le cycle de fonctionnement, le risque de contamination et l’accès pour la maintenance. C’est là que nous travaillons en étroite collaboration avec les intégrateurs, bien avant qu’un projet n’atteigne la phase de construction, afin de nous assurer que l’axe linéaire est spécifiquement adapté à l’application plutôt que d’y être adapté à posteriori. »</p>
<p>« Ce qui a marqué ce projet, ce ne sont pas seulement les spécifications techniques de l’axe linéaire, mais son rôle en tant que composant clé au sein d’une cellule robotisée entièrement intégrée une cellule prenant en charge la manutention, l’assemblage et l’alimentation des machines, et non pas une simple tâche isolée. C’est une tendance que Rollon observe dans de nombreux projets de robotique et d’automatisation en France : à mesure que les cellules doivent en faire davantage – couvrir des lignes plus longues, manipuler des charges plus lourdes, ajouter de nouveaux postes –, le système de guidage sous-jacent doit être capable d’évoluer avec elles, sans nécessiter de refonte à chaque changement d’exigences.</p>
<p>« Cela vaut tout particulièrement pour les intégrateurs français travaillant dans des secteurs où la surface au sol est limitée et où la densité de stockage verticale s’impose de plus en plus comme la solution – notamment l’entreposage et la logistique, la manutention de pièces automobiles et l’industrie lourde. Dans chaque cas, l’axe linéaire n’est pas un simple composant de second plan ; c’est lui qui détermine si l’on peut compter sur une cellule robotisée pour fonctionner sans surveillance, à pleine charge, pendant des années plutôt que des mois. »</p>
<h2>Une leçon pratique pour les intégrateurs</h2>
<p>Pour les intégrateurs de systèmes confrontés à des exigences similaires, le message qui ressort de ce projet est concret : choisir le bon axe linéaire nécessite une vision à long terme. Un système d’axe linéaire bien choisi offre à une cellule robotisée la marge de manœuvre nécessaire pour évoluer, sans les compromis inhérents à la mise à niveau ultérieure d’un système sous-dimensionné.</p>
<p>À mesure que l’automatisation robotisée continue de mûrir dans les secteurs français de la fabrication et de la logistique, cette distinction est susceptible de devenir l’un des facteurs déterminants du succès des projets de stockage et de prélèvement automatisés tout au long de leur durée de vie.</p>
<div style="box-sizing: border-box; width: 100%; max-width: 850px; margin: 34px auto; padding: 3px; border-radius: 17px; background: linear-gradient(120deg,#00bfc4,#0878bd,#102d52); box-shadow: 0 14px 35px rgba(10,43,78,0.16); font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;">
<div style="display: flex; flex-wrap: wrap; align-items: center; gap: 22px; box-sizing: border-box; padding: 27px 29px; border-radius: 14px; background: linear-gradient(135deg,#ffffff 0%,#f2f8fc 100%);">
<p><!-- Icône --></p>
<div style="display: flex; flex: 0 0 64px; align-items: center; justify-content: center; width: 64px; height: 64px; border-radius: 16px; background: linear-gradient(135deg,#00bfc4,#0878bd); box-shadow: 0 8px 20px rgba(8,120,189,0.24); color: #ffffff; font-size: 30px; font-weight: bold; line-height: 64px; text-align: center;">&#x2194;</div>
<p><!-- Texte --></p>
<div style="flex: 1 1 360px; min-width: 0;">
<div style="margin: 0 0 5px; color: #078b91; font-size: 10px; font-weight: 800; letter-spacing: 1.5px; line-height: 1.2; text-transform: uppercase;">Robotique &amp; automatisation</div>
<div style="margin: 0 0 8px; color: #102d52; font-size: 21px; font-weight: 800; line-height: 1.3;">Découvrez les solutions linéaires Rollon</div>
<p style="margin: 0; color: #52697d; font-size: 14.5px; line-height: 1.65;">Pour plus d’informations sur les solutions linéaires Rollon pour la robotique et l’automatisation, et pour entrer en contact avec les ingénieurs d’application Rollon de votre région.</p>
</div>
<p><!-- Bouton --></p>
<div style="flex: 0 1 auto;"><a style="display: inline-block; box-sizing: border-box; padding: 13px 19px; border-radius: 9px; background: #102d52; box-shadow: 0 7px 17px rgba(16,45,82,0.22); color: #ffffff; font-size: 13px; font-weight: bold; line-height: 1.3; text-align: center; text-decoration: none;" href="https://www.rollon.com" target="_blank" rel="noopener" aria-label="Découvrir les solutions Rollon">Découvrir Rollon  →</a></div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<h3 dir="auto" data-section-id="1ri27bx" data-start="0" data-end="64">FAQ – Axes linéaires et automatisation robotique du stockage</h3>
<div dir="auto">
<div id="sp_easy_accordion-1789557861"><div id="sp-ea-8378" class="sp-ea-one sp-easy-accordion" data-ea-active="ea-click" data-ea-mode="vertical" data-preloader="" data-scroll-active-item="" data-offset-to-scroll="0"><div class="ea-card ea-expand sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83780" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83780" aria-controls="collapse83780" href="#" aria-expanded="true" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-minus"></i> 1. Pourquoi le choix de l’axe linéaire est-il important dans une cellule robotisée ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse collapsed show" id="collapse83780" data-parent="#sp-ea-8378" role="region" aria-labelledby="ea-header-83780"> <div class="ea-body"><p>L’axe linéaire influence directement la précision, la vitesse et la fiabilité du système automatisé. Lorsque les distances augmentent et que les charges deviennent plus lourdes, un guidage sous-dimensionné peut limiter les performances de l’ensemble de la cellule.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83781" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83781" aria-controls="collapse83781" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 2. Quels sont les principaux défis des systèmes automatisés de stockage et de prélèvement ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83781" data-parent="#sp-ea-8378" role="region" aria-labelledby="ea-header-83781"> <div class="ea-body"><p>Ces systèmes doivent souvent combiner de longues courses, des charges importantes, des cadences élevées et une grande précision de positionnement. Ils doivent également conserver ces performances lors d’un fonctionnement continu et intensif.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83782" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83782" aria-controls="collapse83782" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 3. Quelles performances étaient exigées dans le projet réalisé avec Turn-Key Solutions ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83782" data-parent="#sp-ea-8378" role="region" aria-labelledby="ea-header-83782"> <div class="ea-body"><p>Le système devait permettre à deux préhenseurs de déplacer des pièces verticalement jusqu’à <strong data-start="951" data-end="963">9 mètres</strong> et horizontalement sur plus de <strong data-start="995" data-end="1008">18 mètres</strong>. Les charges atteignaient <strong data-start="1035" data-end="1045">136 kg</strong>, avec une précision de positionnement demandée de <strong data-start="1096" data-end="1106">1,5 mm</strong>.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83783" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83783" aria-controls="collapse83783" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 4. Pourquoi le ROBOT 220 de Rollon a-t-il été choisi ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83783" data-parent="#sp-ea-8378" role="region" aria-labelledby="ea-header-83783"> <div class="ea-body"><p>Le ROBOT 220 est un axe linéaire à courroie conçu pour des applications dynamiques nécessitant de longues courses. Sa capacité à supporter les charges du projet tout en fonctionnant à haute fréquence sur l’axe vertical répondait aux contraintes du système automatisé.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83784" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83784" aria-controls="collapse83784" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 5. À quel moment faut-il choisir l’axe linéaire d’une cellule robotisée ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83784" data-parent="#sp-ea-8378" role="region" aria-labelledby="ea-header-83784"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" dir="auto" data-start="1439" data-end="1799">Selon Rollon, le choix doit intervenir dès la phase de conception plutôt qu’après la définition complète de la cellule. La charge, la longueur de course, le cycle de fonctionnement, les risques de contamination et l’accès pour la maintenance doivent notamment être pris en compte.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83785" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83785" aria-controls="collapse83785" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 6. Quels secteurs peuvent bénéficier de systèmes de guidage linéaire longue course ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83785" data-parent="#sp-ea-8378" role="region" aria-labelledby="ea-header-83785"> <div class="ea-body"><p>Ces solutions sont particulièrement pertinentes pour l’entreposage et la logistique, la manutention de pièces automobiles et certaines applications de l’industrie lourde. Elles peuvent également contribuer à exploiter davantage la hauteur disponible lorsque la surface au sol est limitée.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83786" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83786" aria-controls="collapse83786" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 7. Comment bien dimensionner un axe linéaire pour une automatisation évolutive ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83786" data-parent="#sp-ea-8378" role="region" aria-labelledby="ea-header-83786"> <div class="ea-body"><p>Il faut anticiper les futures évolutions de la cellule : augmentation des charges, extension des distances, ajout de postes ou hausse des cadences. Un système correctement dimensionné dès l’origine peut permettre de faire évoluer l’installation sans devoir repenser entièrement son architecture.</p></div></div></div></div></div>
</div>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Robots humanoïdes : assez de démonstrations. Qui gagne réellement de l’argent ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Carl Louis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 09:22:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Humanoide]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La robotique humanoïde vend une vision depuis des années. En 2026, le secteur doit enfin vendre de la productivité. Les humanoïdes peuvent marcher, trier des composants, manipuler des objets et exécuter des tâches industrielles de plus en plus complexes. Les vidéos montrant des robots danser, courir ou plier du linge continuent d’attirer des millions de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd">La <a href="https://www.robot-magazine.fr/category/humanoide/" target="_blank" rel="noopener">robotique humanoïde</a> vend une vision depuis des années. En 2026, le secteur doit enfin vendre de la productivité.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les humanoïdes peuvent marcher, trier des composants, manipuler des objets et exécuter des tâches industrielles de plus en plus complexes. Les vidéos montrant des robots danser, courir ou plier du linge continuent d’attirer des millions de vues.</p>
<p class="isSelectedEnd">Mais les acheteurs industriels commencent à poser une question beaucoup moins spectaculaire : <strong>où est le retour sur investissement ?</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">Alors que le secteur passe des prototypes aux environnements de production, les critères d’évaluation évoluent. Une démonstration réussie ne suffit plus. Les fabricants de robots humanoïdes doivent désormais prouver leur disponibilité opérationnelle, leur cadence, leur sécurité, leurs coûts d’intégration et, en définitive, démontrer que quelqu’un est réellement prêt à payer pour le travail accompli par leurs machines.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les données disponibles en septembre 2026 indiquent que cette transition a commencé. Toutefois, seul un petit nombre d’entreprises peut actuellement faire état de déploiements commerciaux significatifs.</p>
<h2>Agility Robotics : peut-être le cas commercial le plus convaincant</h2>
<p class="isSelectedEnd">Si le seul critère est de savoir si un client paie pour mettre des humanoïdes au travail, Agility Robotics constitue aujourd’hui l’un des exemples les plus solides.</p>
<p class="isSelectedEnd">Depuis 2024, son robot Digit est exploité commercialement par GXO Logistics dans le cadre d’un accord pluriannuel de Robots-as-a-Service. Digit exécute une tâche logistique volontairement peu spectaculaire : il récupère des bacs transportés par des robots autonomes et les dépose sur des convoyeurs.</p>
<p class="isSelectedEnd">C’est précisément ce qui rend ce déploiement intéressant. Il s’agit d’un travail répétitif effectué au sein d’un processus logistique existant, et non d’une démonstration robotique soigneusement mise en scène.</p>
<p class="isSelectedEnd">Agility a ensuite annoncé que Digit avait déplacé plus de 100 000 bacs sur le site GXO de Flowery Branch.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2026/09/Humanoid-Robots-Enough-Demos.-Who-Is-Actually-Making-Money-1-1.jpg" alt="Humanoid Robots: Enough Demos. Who Is Actually Making Money?" /></p>
<p class="isSelectedEnd">L’entreprise a depuis élargi son empreinte commerciale. Toyota Motor Manufacturing Canada a signé un accord commercial en février 2026 à la suite d’un projet pilote, tandis qu’Agility affirme que ses robots sont déjà utilisés ou en cours d’intégration auprès de groupes industriels tels que GXO, Toyota et Schaeffler.</p>
<p class="isSelectedEnd">Plus important encore, Agility a indiqué en 2026 avoir obtenu plus de 300 millions de dollars de commandes contractuelles pluriannuelles pour Digit v5.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cela ne signifie pas que 300 millions de dollars ont déjà été comptabilisés en chiffre d’affaires. Les commandes, les déploiements et les revenus effectivement reconnus correspondent à trois indicateurs très différents. Il s’agit néanmoins de l’un des signes les plus clairs à ce jour que des clients industriels sont prêts à consacrer des budgets importants à l’automatisation humanoïde.</p>
<p class="isSelectedEnd">Dans les documents financiers liés à son projet d’introduction en Bourse, Agility a présenté un modèle indicatif selon lequel un Digit v5 pourrait coûter environ 200 000 dollars, auxquels s’ajouteraient près de 20 000 dollars pour son déploiement et environ 36 000 dollars par an pour les logiciels et la maintenance. Sur une durée d’exploitation de cinq ans, le coût total pour le client atteindrait ainsi environ 400 000 dollars.</p>
<p class="isSelectedEnd">La question industrielle fondamentale devient donc mesurable :</p>
<p class="isSelectedEnd">Un seul humanoïde peut-il générer plus de 80 000 dollars de valeur économique par an, après prise en compte de l’intégration, de la supervision et des contraintes opérationnelles ?</p>
<p>Si la réponse est oui, la robotique humanoïde commence à devenir un véritable investissement d’automatisation plutôt qu’une simple expérimentation de recherche.</p>
<h3 style="text-align: left;" data-start="3227" data-end="3274"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5759 alignleft" src="https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2025/12/quotes-Robot-1.png" alt="" width="175" height="119" /></h3>
<h3 style="text-align: left;" data-start="3227" data-end="3274">Le vainqueur de la robotique humanoïde ne sera peut-être pas l’entreprise possédant le robot le plus impressionnant. Ce pourrait être celle qui parviendra à démontrer que son robot crée davantage de valeur économique que son déploiement ne coûte.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Figure : des données de production impressionnantes, mais un modèle économique différent</h2>
<p class="isSelectedEnd">Figure a probablement produit les données industrielles confirmées de manière indépendante les plus importantes du secteur.</p>
<p class="isSelectedEnd">Lors du déploiement de Figure 02 dans l’usine BMW de Spartanburg, le robot a travaillé sur une ligne de production automobile active en manipulant des composants en tôle. Selon BMW, ce déploiement a totalisé environ 1 250 heures de fonctionnement, plus de 90 000 composants manipulés, près de 1,2 million de pas effectués par le robot et plus de 30 000 BMW X3 dont la production a été accompagnée.</p>
<p class="isSelectedEnd">Ces chiffres sont importants, car la robotique industrielle dépend avant tout de la répétition. Réaliser une manipulation une seule fois démontre une capacité. La répéter des dizaines de milliers de fois commence à prouver sa fiabilité.</p>
<p class="isSelectedEnd">BMW est depuis passé à Figure 03 et à une application plus complexe de séquençage logistique, dans laquelle les robots doivent sélectionner des composants dans des conteneurs et les organiser pour une production en juste-à-temps séquencé.</p>
<p class="isSelectedEnd">Figure semble donc avoir franchi un seuil technique important : ses humanoïdes ne sont plus confinés aux laboratoires.</p>
<p class="isSelectedEnd">Une distinction essentielle demeure néanmoins : <strong>la réussite opérationnelle n’équivaut pas à une rentabilité démontrée.</strong></p>
<p>Figure est une entreprise privée qui ne communique pas de données détaillées sur les revenus générés par ses humanoïdes, ses marges brutes, ses coûts de déploiement ou la rentabilité obtenue par ses clients. Nous en savons beaucoup plus sur ce que ses robots peuvent accomplir que sur l’argent que ces déploiements permettent réellement de générer. Cette distinction va devenir de plus en plus importante.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2026/09/China-is-selling-humanoids-but-who-is-buying-them-1.jpg" alt="China is selling humanoids, but who is buying them?" /></p>
<h2>La Chine vend des humanoïdes, mais qui les achète ?</h2>
<p class="isSelectedEnd">La Chine présente une situation totalement différente. Les fabricants chinois industrialisent rapidement la production de robots humanoïdes, tandis que la concurrence entraîne une baisse des prix du matériel.</p>
<p class="isSelectedEnd">UBTECH est particulièrement intéressante car, contrairement à de nombreuses start-up occidentales privées spécialisées dans les humanoïdes, elle publie ses résultats financiers. Pour le premier semestre 2026, UBTECH a déclaré environ 590 millions de RMB de revenus issus de ses produits et services liés aux robots humanoïdes grandeur nature dotés d’intelligence incarnée, avec 921 unités vendues.</p>
<p class="isSelectedEnd">UBTECH fait ainsi partie des rares entreprises pour lesquelles des revenus significatifs directement liés aux humanoïdes peuvent réellement être observés.</p>
<p class="isSelectedEnd">Ces revenus doivent cependant être replacés dans leur contexte. Une part importante de la demande en <a href="https://www.robot-magazine.fr/en/chinese-robotics-at-scale-from-engineering-to-global-adoption/">robots humanoïdes chinois</a> a été alimentée par les marchés publics, les centres de formation soutenus par l’État et les subventions, plutôt que par une demande classique d’automatisation émanant du secteur privé.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette distinction est importante. La vente d’un robot ne prouve pas nécessairement que celui-ci remplace ou complète économiquement le travail humain dans une usine. Une machine achetée par un laboratoire de recherche ou un centre de formation en robotique soutenu par les pouvoirs publics génère du chiffre d’affaires pour son fabricant, mais ne démontre pas un retour sur investissement industriel.</p>
<p class="isSelectedEnd">La Chine est donc peut-être aujourd’hui le marché du matériel humanoïde connaissant la croissance la plus rapide au monde, sans pour autant constituer le marché le plus mature pour l’utilisation des humanoïdes comme force de travail.</p>
<h2>Tesla : une ambition immense, mais peu de preuves externes</h2>
<p class="isSelectedEnd">Tesla reste impossible à ignorer. Optimus pourrait bénéficier d’éléments dont de nombreuses start-up de la robotique ne disposent pas : des usines, une expertise industrielle, une infrastructure informatique et un immense environnement interne dans lequel les robots peuvent être développés et déployés. En théorie, Tesla peut devenir à la fois le fabricant et le premier client de ses robots.</p>
<p class="isSelectedEnd">Du point de vue des acheteurs industriels, les preuves restent toutefois limitées. Tesla a présenté des capacités d’Optimus de plus en plus sophistiquées et évoqué son déploiement à grande échelle dans ses propres usines. Pourtant, les données détaillées et vérifiées de manière indépendante concernant la disponibilité opérationnelle, la cadence d’exécution, le coût par opération ou le retour sur investissement pour des clients externes demeurent rares.</p>
<p class="isSelectedEnd">La question intéressante n’est donc plus de savoir si Optimus peut accomplir des tâches utiles, mais plutôt :</p>
<p class="isSelectedEnd">Quand Tesla publiera-t-elle l’équivalent des 90 000 pièces manipulées par Figure chez BMW ou des 100 000 bacs déplacés par Digit chez GXO ?</p>
<p>D’ici là, Optimus reste l’un des programmes technologiques les plus importants du secteur, mais ne constitue pas encore sa référence commerciale la plus convaincante.</p>
<h3 style="text-align: left;" data-start="3227" data-end="3274"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5759 alignleft" src="https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2025/12/quotes-Robot-1.png" alt="" width="108" height="73" /></h3>
<h3 style="text-align: left;" data-start="3227" data-end="3274">Déplacer 100 000 bacs est peut-être moins spectaculaire que de voir danser un humanoïde. Sur le plan économique, c’est pourtant beaucoup plus intéressant.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Apptronik, Boston Dynamics et les autres acteurs du secteur</h2>
<p class="isSelectedEnd">La même distinction s’applique aux autres acteurs. Apptronik travaille avec Mercedes-Benz sur des applications utilisant son humanoïde Apollo. Boston Dynamics et Hyundai préparent Atlas pour les environnements industriels. De nombreux fabricants chinois, parmi lesquels Unitree, AgiBot et Fourier Intelligence, améliorent rapidement leur matériel tout en réduisant les coûts.</p>
<p class="isSelectedEnd">Ces programmes sont importants. Mais les projets pilotes, les partenariats et les annonces de commandes ne doivent pas être confondus avec des opérations commerciales déployées à grande échelle.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour les acheteurs techniques, cinq indicateurs deviennent beaucoup plus utiles que les vidéos de démonstration :</p>
<ul data-spread="false">
<li>Nombre d’heures de fonctionnement autonome</li>
<li>Taux d’intervention humaine</li>
<li>Cadence d’exécution des tâches</li>
<li>Coût total du déploiement</li>
<li>Coût par opération accomplie</li>
</ul>
<p class="isSelectedEnd">Ajoutez à cela les certifications de sécurité, les besoins de maintenance et l’intégration aux systèmes de gestion des usines et des entrepôts, et la véritable difficulté du déploiement d’un humanoïde devient évidente.</p>
<h2>L’indicateur caché : l’intervention humaine</h2>
<p class="isSelectedEnd">Le chiffre le plus important de la robotique humanoïde est peut-être celui que les entreprises communiquent le moins : <strong>à quelle fréquence un humain doit-il intervenir pour aider le robot ?</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">En théorie, un humanoïde pourrait travailler 20 heures par jour. Mais si des opérateurs à distance doivent intervenir régulièrement, relancer les tâches ayant échoué ou contrôler manuellement les manipulations difficiles, le modèle économique change radicalement.</p>
<p class="isSelectedEnd">C’est pourquoi le pourcentage d’autonomie peut, à lui seul, être trompeur. Un humanoïde commercialement viable doit non seulement présenter un niveau d’autonomie élevé, mais également une fréquence d’intervention suffisamment faible et un temps de récupération court.</p>
<p class="isSelectedEnd">Un robot accomplissant 99 % de ses actions de manière autonome peut sembler impressionnant. Mais dans un processus comprenant des milliers d’actions par période de travail, le 1 % restant peut encore nécessiter une supervision humaine importante.</p>
<p>La prochaine bataille du secteur en matière de transparence pourrait donc porter sur les taux d’intervention humaine plutôt que sur la vitesse de marche ou la dextérité.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2026/09/Why-warehouses-and-factories-are-winning-first-1.jpg" alt="Why warehouses and factories are winning first" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Pourquoi les entrepôts et les usines arrivent en tête</h2>
<p class="isSelectedEnd">Les premières applications humanoïdes viables présentent plusieurs caractéristiques communes. Elles sont déployées dans des environnements relativement structurés. Les processus s’y répètent fréquemment. Les objets et les infrastructures sont suffisamment prévisibles. La valeur économique de l’automatisation peut y être mesurée.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les pénuries de main-d’œuvre, les enjeux ergonomiques et les tâches répétitives peu attractives correspondent également à des problèmes économiques déjà existants. Cela explique pourquoi la logistique et la production automobile progressent plus rapidement que la robotique domestique.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’avantage théorique de l’humanoïde ne réside pas nécessairement dans sa capacité à surpasser un robot industriel spécialisé. Souvent, il n’en est pas capable. Son principal avantage est qu’il pourrait un jour fonctionner dans des infrastructures conçues pour les humains, sans qu’il soit nécessaire de reconstruire entièrement les installations autour de l’automatisation.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les portes, les étagères, les chariots, les postes de travail et les lignes de production ont été conçus en fonction de la morphologie humaine. Un robot généraliste suffisamment performant pourrait exploiter ces infrastructures existantes. C’est sur cette hypothèse économique que repose le développement des humanoïdes.</p>
<h2>Le véritable concurrent n’est pas un autre humanoïde</h2>
<p class="isSelectedEnd">Le secteur doit répondre à une autre question délicate. Un robot humanoïde ne rivalise pas uniquement avec Figure, Digit, Optimus ou Apollo. Il est également en concurrence avec un bras robotisé industriel, un robot mobile autonome, un convoyeur, un système de vision industrielle, une cellule d’automatisation spécialement conçue et, bien entendu, un travailleur humain.</p>
<p class="isSelectedEnd">Si une solution d’automatisation coûtant 50 000 dollars peut accomplir le même processus de manière plus fiable qu’un humanoïde à 200 000 dollars, il existe peu de raisons économiques de choisir l’humanoïde.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’humanoïde ne s’impose que lorsque sa polyvalence crée de la valeur. Celle-ci peut provenir de sa capacité à effectuer plusieurs tâches avec le même matériel, à être redéployé sans transformation majeure des infrastructures, à évoluer dans des environnements conçus pour les humains ou à apprendre de nouveaux processus grâce aux logiciels plutôt qu’à une réingénierie mécanique.</p>
<p class="isSelectedEnd">C’est pourquoi l’indicateur commercial ultime ne sera peut-être pas le coût par robot, mais plutôt le <strong>coût par tâche sur l’ensemble de sa durée de vie.</strong></p>
<h2>Du coût par robot au coût par heure productive</h2>
<p class="isSelectedEnd">Les acheteurs industriels pourraient bientôt cesser de demander : <em>combien coûte le robot humanoïde ?</em></p>
<p class="isSelectedEnd">La meilleure question serait : <em>combien coûte une heure productive réalisée de manière autonome ?</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Imaginons un robot à 200 000 dollars fonctionnant de manière fiable pendant cinq ans. S’il ne travaille que quelques heures par jour, nécessite une supervision fréquente et n’exécute qu’un seul processus limité, son intérêt économique risque d’être faible. Si le même matériel fonctionne durant plusieurs périodes de travail, accomplit différentes tâches et apprend de nouveaux processus grâce à des mises à jour logicielles, son modèle économique change radicalement.</p>
<p class="isSelectedEnd">La véritable valeur ne consiste donc pas simplement à rendre les robots plus performants. Elle réside dans la possibilité de rendre un même équipement physique de plus en plus productif au fil du temps grâce aux logiciels. Cette approche est fondamentalement différente de l’automatisation traditionnelle et figée.</p>
<h2>Alors, qui gagne réellement de l’argent ?</h2>
<p class="isSelectedEnd">En septembre 2026, la réponse nécessite quelques nuances.</p>
<p class="isSelectedEnd">Agility Robotics présente l’un des exemples les plus convaincants de déploiement industriel réellement rémunéré et a communiqué un important carnet de commandes contractuelles.</p>
<p class="isSelectedEnd">Figure dispose de certaines des preuves de production publiquement vérifiées les plus solides, notamment grâce à BMW, mais ses revenus et les aspects économiques de ses déploiements restent confidentiels.</p>
<p class="isSelectedEnd">UBTECH génère d’importants revenus identifiables liés aux humanoïdes, même si la dépendance du marché chinois à l’égard des marchés publics et des infrastructures de formation complique les comparaisons avec les déploiements industriels occidentaux.</p>
<p class="isSelectedEnd">Tesla, Apptronik, Boston Dynamics et de nombreux concurrents émergents restent stratégiquement importants, mais ils n’ont pas encore publié suffisamment de données commerciales standardisées pour permettre des comparaisons directes en matière de retour sur investissement.</p>
<p class="isSelectedEnd">Personne n’a encore démontré publiquement et à très grande échelle que les humanoïdes généralistes pouvaient remplacer de manière rentable l’automatisation conventionnelle ou le travail humain dans plusieurs secteurs.</p>
<p class="isSelectedEnd">Mais quelque chose d’important a changé. Il y a deux ans, la question centrale était : <em>les robots humanoïdes peuvent-ils travailler ?</em> En 2026, les preuves sont suffisantes pour répondre oui, dans certaines conditions précises.</p>
<p class="isSelectedEnd">La prochaine question est beaucoup plus difficile : <em>peuvent-ils travailler à un coût suffisamment faible, avec une fiabilité et une autonomie suffisantes pour générer des bénéfices durables ?</em></p>
<p class="isSelectedEnd">C’est cette course qui compte désormais.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le vainqueur de la robotique humanoïde ne sera peut-être pas l’entreprise dont le robot court le plus vite, ressemble le plus à un humain ou réalise la démonstration la plus impressionnante. Ce pourrait simplement être celle qui parviendra à démontrer une équation :</p>
<p class="isSelectedEnd"><strong>Valeur du travail accompli &gt; coût total du déploiement du robot.</strong></p>
<p>Tout le reste n’est encore qu’une démonstration.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 data-section-id="1kcnx2t" data-start="0" data-end="54">FAQ – Robots humanoïdes : ROI, productivité et déploiements commerciaux</h2>
<div dir="auto">
<div id="sp_easy_accordion-1789031645"><div id="sp-ea-8339" class="sp-ea-one sp-easy-accordion" data-ea-active="ea-click" data-ea-mode="vertical" data-preloader="" data-scroll-active-item="" data-offset-to-scroll="0"><div class="ea-card ea-expand sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83390" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83390" aria-controls="collapse83390" href="#" aria-expanded="true" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-minus"></i> 1. Les robots humanoïdes sont-ils déjà utilisés commercialement dans les usines et les entrepôts ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse collapsed show" id="collapse83390" data-parent="#sp-ea-8339" role="region" aria-labelledby="ea-header-83390"> <div class="ea-body"><p>Oui, même si les déploiements commerciaux significatifs restent encore limités. Digit d’Agility Robotics travaille notamment chez GXO Logistics, tandis que Figure a accumulé une expérience importante sur les lignes de production de BMW. Ces exemples montrent que les humanoïdes commencent à dépasser le stade de la démonstration.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83391" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83391" aria-controls="collapse83391" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 2. Quelle entreprise présente aujourd’hui l’un des modèles commerciaux les plus avancés ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83391" data-parent="#sp-ea-8339" role="region" aria-labelledby="ea-header-83391"> <div class="ea-body"><p>Agility Robotics constitue l’un des cas les plus concrets. En plus de ses déploiements avec GXO et Toyota, l’entreprise a annoncé en 2026 plus de <strong data-start="793" data-end="863">300 millions de dollars de commandes contractuelles pluriannuelles</strong> pour Digit v5.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83392" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83392" aria-controls="collapse83392" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 3. Combien coûte un robot humanoïde industriel ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83392" data-parent="#sp-ea-8339" role="region" aria-labelledby="ea-header-83392"> <div class="ea-body"><p>Dans un modèle financier présenté par Agility Robotics, un Digit v5 pourrait coûter environ <strong data-start="1065" data-end="1084">200 000 dollars</strong>, auxquels s’ajouteraient environ 20 000 dollars de déploiement et 36 000 dollars par an pour les logiciels et la maintenance. Sur cinq ans, le coût total pour le client approcherait ainsi 400 000 dollars.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83393" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83393" aria-controls="collapse83393" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 4. Quels indicateurs permettent de mesurer le ROI d’un robot humanoïde ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83393" data-parent="#sp-ea-8339" role="region" aria-labelledby="ea-header-83393"> <div class="ea-body"><p>Le prix d’achat ne suffit plus. Les industriels doivent notamment mesurer les heures de fonctionnement autonome, le taux d’intervention humaine, le débit des tâches, le coût total du déploiement et le coût par opération réalisée, auxquels s’ajoutent la sécurité, la maintenance et l’intégration.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83394" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83394" aria-controls="collapse83394" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 5. Pourquoi le taux d’intervention humaine est-il crucial ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83394" data-parent="#sp-ea-8339" role="region" aria-labelledby="ea-header-83394"> <div class="ea-body"><p>Un robot peut afficher un taux d’autonomie élevé tout en nécessitant régulièrement l’intervention d’un opérateur pour corriger une erreur ou relancer une tâche. Sur des milliers d’actions quotidiennes, même un faible pourcentage d’interventions peut fortement modifier l’équation économique.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83395" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83395" aria-controls="collapse83395" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 6. Pourquoi les usines et les entrepôts sont-ils les premiers marchés des humanoïdes ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83395" data-parent="#sp-ea-8339" role="region" aria-labelledby="ea-header-83395"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="2140" data-end="2589">Ces environnements proposent des tâches répétitives, des infrastructures relativement structurées et une valeur économique de l’automatisation plus facilement mesurable. L’un des avantages potentiels des humanoïdes est aussi leur capacité à évoluer dans des installations déjà conçues autour de la morphologie humaine.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83396" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83396" aria-controls="collapse83396" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 7. Qu’est-ce qui déterminera réellement la rentabilité des robots humanoïdes ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83396" data-parent="#sp-ea-8339" role="region" aria-labelledby="ea-header-83396"> <div class="ea-body"><div class="qMYqUG_convSearchResultHighlightRoot"><div class="" data-turn-id-container="request-69a01e57-5e88-832a-a50f-7e16794f1afe-14" data-is-intersecting="true"><section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none has-data-writing-block:pointer-events-none [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom,0px)+var(--thread-response-height))] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-69a01e57-5e88-832a-a50f-7e16794f1afe-14" data-turn-id-container="request-69a01e57-5e88-832a-a50f-7e16794f1afe-14" data-testid="conversation-turn-12" data-turn="assistant"><div class="text-base my-auto mx-auto pb-8 [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)"><div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn" data-conversation-screenshot-content=""><div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow"><div class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="8ab7eb54-f024-43c1-85fc-2a950074d598" data-message-model-slug="gpt-5-6" data-turn-start-message="true"><div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden"><div class="markdown prose dark:prose-invert wrap-break-word w-full light markdown-new-styling"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="2591" data-end="3061" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Le véritable enjeu sera de savoir si la valeur du travail réalisé dépasse le coût total de déploiement et d’exploitation du robot. Les humanoïdes devront donc prouver que leur polyvalence, leur autonomie et leur capacité à effectuer plusieurs tâches apportent un avantage économique face aux humains et aux solutions d’automatisation spécialisées.</p></div></div></div></div></div></div></section></div></div></div></div></div></div></div>
</div>
<p>Cet article <a href="https://www.robot-magazine.fr/robots-humanoides-assez-de-demonstrations-qui-gagne-reellement-de-largent/">Robots humanoïdes : assez de démonstrations. Qui gagne réellement de l’argent ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.robot-magazine.fr">Robot Magazine</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La robotique doit répondre aux grands défis écologiques et sociétaux</title>
		<link>https://www.robot-magazine.fr/catherine-simon-robotique-defis-ecologiques-societaux/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=catherine-simon-robotique-defis-ecologiques-societaux</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Carl Louis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 04:04:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Humanoide]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[Catherine Simon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Crédit photo : © Tristan Reynaud Catherine Simon Conseillère Numérique Industriel 5G · Électronique · Robotique Interview exclusive · Robot Magazine La nouvelle révolution de la Physical AI De l’époque d’Innorobo à l’émergence de la Physical AI, Catherine Simon analyse les grandes transformations de l’industrie robotique. Conseillère Numérique Industriel – 5G, Électronique, Robotique au Secrétariat &#8230;</p>
<p>Cet article <a href="https://www.robot-magazine.fr/catherine-simon-robotique-defis-ecologiques-societaux/">La robotique doit répondre aux grands défis écologiques et sociétaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.robot-magazine.fr">Robot Magazine</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="box-sizing: border-box; width: 100%; max-width: 850px; margin: 30px auto; padding: 3px; overflow: hidden; border-radius: 17px; background: linear-gradient(135deg,#10bfc0,#0869a9,#102d52); box-shadow: 0 14px 35px rgba(11,38,70,0.16); font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;">
<div style="display: flex; flex-wrap: wrap; align-items: stretch; width: 100%; overflow: hidden; border-radius: 14px; background: #ffffff;">
<p><!-- Photo --></p>
<div style="position: relative; box-sizing: border-box; flex: 1 1 260px; min-height: 440px; overflow: hidden; background: #172535;">
<p><img decoding="async" style="position: absolute; inset: 0; display: block; width: 100%; height: 100%; margin: 0; object-fit: cover; object-position: center top;" src="https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2026/09/20230403_SGPI_SIPA_TRISTAN_REYNAUD_024-1.jpg" alt="Catherine Simon" /></p>
<div style="position: absolute; inset: 0; background: linear-gradient(180deg,rgba(7,24,43,0) 45%,rgba(7,24,43,0.92) 100%);"></div>
<p><!-- Crédit photo --></p>
<div style="position: absolute; top: 14px; left: 14px; padding: 5px 9px; border-radius: 20px; background: rgba(7,24,43,0.72); color: #ffffff; font-size: 12px; line-height: 1.2;">Crédit photo : © Tristan Reynaud</div>
<p><!-- Nom --></p>
<div style="position: absolute; right: 0; bottom: 0; left: 0; box-sizing: border-box; padding: 24px 21px 20px; color: #ffffff;">
<div style="margin-bottom: 5px; font-size: 21px; font-weight: 800; line-height: 1.2;">Catherine Simon</div>
<div style="color: #d9f7f5; font-size: 12px; line-height: 1.45;">Conseillère Numérique Industriel<br />
5G · Électronique · Robotique</div>
</div>
</div>
<p><!-- Texte --></p>
<div style="position: relative; box-sizing: border-box; flex: 1 1 400px; min-width: 0; padding: 34px 34px 32px; background: linear-gradient(145deg,#ffffff,#f3f9fc);">
<div style="display: inline-block; margin-bottom: 17px; padding: 7px 12px; border: 1px solid rgba(16,170,175,0.25); border-radius: 25px; background: #e8fafa; color: #087f83; font-size: 10px; font-weight: 800; letter-spacing: 1.3px; line-height: 1.2; text-transform: uppercase;">Interview exclusive · Robot Magazine</div>
<div style="margin: 0 0 17px; color: #102d52; font-size: 27px; font-weight: 800; letter-spacing: -0.4px; line-height: 1.2;">La nouvelle révolution de la Physical AI</div>
<div style="width: 52px; height: 4px; margin-bottom: 19px; border-radius: 5px; background: linear-gradient(90deg,#10bfc0,#1769aa);"></div>
<p style="margin: 0; color: #40556a; font-size: 15.5px; line-height: 1.7;">De l’époque d’Innorobo à l’émergence de la <strong style="color: #102d52;">Physical AI</strong>, Catherine Simon analyse les grandes transformations de l’industrie robotique.</p>
<p style="margin: 15px 0 0; color: #40556a; font-size: 15.5px; line-height: 1.7;">Conseillère Numérique Industriel – 5G, Électronique, Robotique au <strong style="color: #102d52;">Secrétariat général pour l’investissement</strong>, elle partage sa vision de <strong style="color: #087f83;">l’IA générative, des robots autonomes, de la souveraineté technologique et des opportunités pour la France et l’Europe.</strong></p>
</div>
</div>
</div>
<h2><strong>Robot Magazine : Quel regard portez-vous sur l’évolution de la robotique depuis l’époque d’Innorobo ?</strong></h2>
<p><strong>Catherine Simon :</strong> Lors des premières éditions d’Innorobo, la robotique de service révélait déjà un potentiel immense à travers la diversité des formes et des domaines d’application – du médical à la logistique, en passant par l’agriculture, la maintenance des infrastructures ou l’exploration extrême.</p>
<p>À l’époque, les robots déployés étaient principalement des outils industriels spécialisés, conçus pour des tâches répétitives dans des environnements contrôlés.</p>
<h2><strong>L’IA générative est-elle en train de transformer durablement la robotique ?</strong></h2>
<p><strong>Catherine Simon :</strong> Aujourd’hui, l’essor fulgurant de l’IA générative et la nouvelle frontière technologique de l’IA physique (<a href="https://www.robot-magazine.fr/robotique-quand-une-erreur-dia-devient-un-risque-physique/" target="_blank" rel="noopener">Physical AI</a>) transforment radicalement la robotique.</p>
<p>Elle n’est plus cantonnée à des niches industrielles ou à des démonstrations technologiques. En intégrant mécanique, électronique, connectivité et intelligence artificielle, la robotique conquiert sa dimension de « General Purpose Technology » (technologie d’usage général) et est en passe de révolutionner les secteurs industriels et de services, avec un potentiel de transformation profonde de notre économie et de notre société.</p>
<p>Cette évolution repose notamment sur :</p>
<ul>
<li><strong>L’agentification autonome</strong> : des robots capables de prendre des décisions en temps réel, sans intervention humaine ;</li>
<li><strong>La perception multimodale augmentée</strong> : l’intégration de capteurs avancés – vision, toucher, audition – pour une compréhension fine de l’environnement ;</li>
<li><strong>L’apprentissage actif et par renforcement</strong> : des systèmes adaptatifs qui s’améliorent en interagissant avec leur environnement ;</li>
<li><strong>Les modèles de langage (LLM)</strong> : ils permettent une interface et une communication naturelles, notamment par la voix et les gestes, ce qui améliore sensiblement la collaboration hommes-machines, y compris pour les non-experts.</li>
</ul>
<p><strong>La France et l’Europe peuvent-elles encore devenir des leaders mondiaux de la robotique ? Quelle technologie aura, selon vous, le plus d’impact sur la robotique d’ici 2035 : l’IA générative, les humanoïdes ou une autre innovation ?</strong></p>
<p><strong>Catherine Simon :</strong> Face à la course technologique internationale, la France et l’Europe disposent d’atouts majeurs pour faire advenir des leaders mondiaux de la robotique.</p>
<p>Mais l’approche doit se distinguer de celle des États-Unis et de la Chine, qui investissent massivement dans la Physical AI et la robotique humanoïde avec une logique technocentrée, comme en témoignent les démonstrations spectaculaires de robots réalisant des saltos ou des marathons.</p>
<p>Là où ces puissances misent sur un « push » technologique – la technologie pour la technologie –, l’Europe et la France ont tout intérêt à adopter une stratégie tirée par la demande, en partant des besoins concrets des secteurs économiques stratégiques et en réponse à des enjeux environnementaux et sociétaux.</p>
<p>Il s’agit d’identifier des marchés porteurs où les besoins en robotique sont à la fois urgents et massifs, pour lesquels la France et l’Europe peuvent s’appuyer sur un écosystème industriel solide, alliant des grands groupes internationaux et leur chaîne de valeur, des PME innovantes, des laboratoires de recherche d’excellence ainsi que des compétences techniques et des talents, tant en développement matériel que logiciel.</p>
<p>Ensemble, ces acteurs couvrent toute la chaîne de valeur, assurant un continuum entre innovation et applications concrètes.</p>
<h2><strong>Construction et infrastructures : un marché de plus de 15 000 milliards de dollars</strong></h2>
<p>Le secteur de la construction et des infrastructures – BTP, infrastructures énergétiques, de transport, logistique et réseaux de communication –, avec un marché annuel estimé à plus de 15 000 milliards de dollars, illustre parfaitement cette dynamique.</p>
<p>Face à une pénurie de main-d’œuvre, une hausse des coûts des matériaux, une productivité stagnante et des impératifs écologiques croissants, la robotique offre à nos leaders mondiaux des innovations pour améliorer la productivité tout en réduisant les risques et la pénibilité des chantiers ainsi que leur empreinte environnementale, avec des robots capables d’intervenir sur des projets de chantiers en extérieur.</p>
<p>D’autres secteurs comme l’agriculture et l’agroalimentaire, la sûreté et la défense, <a href="https://www.robot-magazine.fr/category/assistance-sante/" target="_blank" rel="noopener">la santé</a> et le médical, le spatial ou encore l’exploration sous-marine sont également à considérer, pour répondre à des besoins avérés sur des marchés mondiaux majeurs, dans une logique de progrès technologique au service de la société.</p>
<p>En misant sur des secteurs stratégiques à haute valeur ajoutée, la France et l’Europe peuvent faire émerger des leaders mondiaux et définir un nouveau paradigme pour la robotique : une technologie utile, durable et souveraine.</p>
<p>Cette approche, à la fois pragmatique et ambitieuse, est la clé pour transformer les atouts européens en un avantage compétitif durable.</p>
<h2><strong>Quel conseil donneriez-vous aux entrepreneurs et aux ingénieurs qui construisent la robotique de demain ?</strong></h2>
<p><strong>Catherine Simon :</strong> Pour les entrepreneurs, ingénieurs et techniciens qui développent et déploient les briques technologiques, matérielles et logicielles qui construisent les futurs de la robotique, l’enjeu est clair : il s’agit de répondre aux grands défis écologiques et sociétaux, et non de faire de la technologie pour la technologie.</p>
<p>L’objectif est de créer de nouvelles capacités pour l’homme afin de mieux comprendre, mieux produire et mieux vivre.</p>
<div style="box-sizing: border-box; width: 100%; max-width: 850px; margin: 32px auto; padding: 3px; border-radius: 16px; background: linear-gradient(135deg,#10bfc0,#1769aa,#102d52); box-shadow: 0 12px 30px rgba(11,38,70,0.14); font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;">
<div style="display: flex; flex-wrap: wrap; align-items: flex-start; gap: 20px; box-sizing: border-box; padding: 26px 28px; border-radius: 13px; background: linear-gradient(135deg,#ffffff,#f2f9fc);">
<p><!-- Initiales --></p>
<div style="display: flex; flex: 0 0 62px; align-items: center; justify-content: center; width: 62px; height: 62px; border-radius: 50%; background: linear-gradient(135deg,#10bfc0,#1769aa); box-shadow: 0 7px 18px rgba(16,130,170,0.25); color: #ffffff; font-size: 20px; font-weight: 800; line-height: 62px; text-align: center;">CS</div>
<p><!-- Contenu --></p>
<div style="flex: 1 1 400px; min-width: 0;">
<div style="margin: 0 0 5px; color: #098e92; font-size: 10px; font-weight: 800; letter-spacing: 1.5px; line-height: 1.2; text-transform: uppercase;">Portrait</div>
<div style="margin: 0 0 14px; color: #102d52; font-size: 22px; font-weight: 800; line-height: 1.25;">À propos de Catherine Simon</div>
<p style="margin: 0 0 12px; color: #40556a; font-size: 15px; line-height: 1.65;"><strong style="color: #102d52;">Catherine Simon</strong> est <strong style="color: #102d52;">Conseillère Numérique Industriel – 5G, Électronique, Robotique au Secrétariat général pour l’investissement</strong>.</p>
<p style="margin: 0; color: #40556a; font-size: 15px; line-height: 1.65;">Figure reconnue de l’écosystème robotique français, elle est notamment à l’origine d’<strong style="color: #098e92;">Innorobo</strong>, événement qui a contribué au développement et au rayonnement de la robotique en France et à l’international.</p>
<div style="margin-top: 16px; padding-top: 13px; border-top: 1px solid #d8e6ed; color: #60778d; font-size: 13px; font-style: italic; line-height: 1.5;">Propos recueillis par <strong style="color: #102d52;">Robot Magazine</strong>.</div>
</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>FAQ – Catherine Simon : robotique, Physical AI et souveraineté européenne</h2>
<div id="sp_easy_accordion-1788839983"><div id="sp-ea-8306" class="sp-ea-one sp-easy-accordion" data-ea-active="ea-click" data-ea-mode="vertical" data-preloader="" data-scroll-active-item="" data-offset-to-scroll="0"><div class="ea-card ea-expand sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83060" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83060" aria-controls="collapse83060" href="#" aria-expanded="true" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-minus"></i> 1. Comment la robotique a-t-elle évolué depuis les premières éditions d’Innorobo ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse collapsed show" id="collapse83060" data-parent="#sp-ea-8306" role="region" aria-labelledby="ea-header-83060"> <div class="ea-body"><p>Selon Catherine Simon, la robotique est passée de systèmes principalement spécialisés, destinés à des tâches répétitives dans des environnements contrôlés, à des machines de plus en plus autonomes. L’intégration de l’IA, des capteurs et de la connectivité élargit désormais considérablement leurs domaines d’application.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83061" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83061" aria-controls="collapse83061" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 2. Pourquoi l’IA générative transforme-t-elle la robotique ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83061" data-parent="#sp-ea-8306" role="region" aria-labelledby="ea-header-83061"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="490" data-end="828">L’IA générative et la Physical AI permettent aux robots de mieux percevoir leur environnement, d’interagir plus naturellement avec les humains et de prendre certaines décisions en temps réel. Les LLM peuvent notamment faciliter les interactions par la voix et les gestes.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83062" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83062" aria-controls="collapse83062" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 3. Qu’est-ce que la Physical AI ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83062" data-parent="#sp-ea-8306" role="region" aria-labelledby="ea-header-83062"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="830" data-end="1126">La Physical AI associe intelligence artificielle et systèmes physiques capables de percevoir, comprendre et agir dans leur environnement. Elle combine notamment mécanique, électronique, connectivité, capteurs avancés et modèles d’intelligence artificielle.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83063" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83063" aria-controls="collapse83063" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 4. La France et l’Europe peuvent-elles devenir des leaders mondiaux de la robotique ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83063" data-parent="#sp-ea-8306" role="region" aria-labelledby="ea-header-83063"> <div class="ea-body"><p>Catherine Simon estime qu’elles disposent d’atouts importants : grands groupes industriels, PME innovantes, laboratoires de recherche, compétences techniques et talents. Leur avantage pourrait venir d’une robotique répondant directement aux besoins économiques, environnementaux et sociétaux.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83064" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83064" aria-controls="collapse83064" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 5. Quels secteurs offrent les plus grandes opportunités pour la robotique européenne ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83064" data-parent="#sp-ea-8306" role="region" aria-labelledby="ea-header-83064"> <div class="ea-body"><p>La construction et les infrastructures constituent un marché particulièrement important, notamment face aux pénuries de main-d’œuvre, aux enjeux de productivité et aux contraintes environnementales. L’agriculture, l’agroalimentaire, la santé, la défense, le spatial et l’exploration sous-marine représentent également des secteurs stratégiques.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83065" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83065" aria-controls="collapse83065" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 6. Quelle stratégie européenne Catherine Simon défend-elle face aux États-Unis et à la Chine ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83065" data-parent="#sp-ea-8306" role="region" aria-labelledby="ea-header-83065"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="1953" data-end="2349">Plutôt qu’une approche uniquement technocentrée, elle défend une stratégie tirée par les besoins réels des marchés. L’objectif serait de développer une robotique utile, durable et souveraine, capable de répondre à des problématiques concrètes tout en valorisant l’écosystème industriel européen.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-83066" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse83066" aria-controls="collapse83066" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 7. Quel conseil Catherine Simon donne-t-elle aux entrepreneurs et ingénieurs de la robotique ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse83066" data-parent="#sp-ea-8306" role="region" aria-labelledby="ea-header-83066"> <div class="ea-body"><div class="qMYqUG_convSearchResultHighlightRoot"><div class="" data-turn-id-container="request-69a01e57-5e88-832a-a50f-7e16794f1afe-4" data-is-intersecting="true"><section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none has-data-writing-block:pointer-events-none [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom,0px)+var(--thread-response-height))] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-69a01e57-5e88-832a-a50f-7e16794f1afe-4" data-turn-id-container="request-69a01e57-5e88-832a-a50f-7e16794f1afe-4" data-testid="conversation-turn-12" data-turn="assistant"><div class="text-base my-auto mx-auto pb-8 [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)"><div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn" data-conversation-screenshot-content=""><div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow"><div class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="3cc9c9ae-a2e5-47aa-83c2-1d46a26b1b72" data-message-model-slug="gpt-5-6" data-turn-start-message="true"><div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden"><div class="fbskMG_root markdown prose dark:prose-invert wrap-break-word w-full light markdown-new-styling"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="2351" data-end="2746" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Elle les encourage à ne pas développer de la technologie uniquement pour la technologie. Selon elle, la robotique de demain doit répondre aux grands défis écologiques et sociétaux et créer de nouvelles capacités permettant à l’être humain de « mieux comprendre, mieux produire et mieux vivre ».</p></div></div></div></div></div></div></section></div></div></div></div></div></div></div>
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		<title>Souveraineté robotique : l’Europe doit-elle avoir son propre « Airbus des robots » ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Carl Louis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 05:18:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Europe a Airbus dans l’aéronautique. Elle a construit une industrie spatiale, nucléaire et automobile de premier plan. Mais face à la nouvelle génération de robots, une question commence à se poser : qui fabriquera les machines qui travailleront demain dans nos usines, nos entrepôts, nos hôpitaux et, peut-être un jour, dans nos foyers ? Pendant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Europe a Airbus dans l’aéronautique. Elle a construit une industrie spatiale, nucléaire et automobile de premier plan. Mais face à la nouvelle génération de robots, une question commence à se poser : qui fabriquera les machines qui travailleront demain dans nos usines, nos entrepôts, nos hôpitaux et, peut-être un jour, dans nos foyers ?</p>
<p>Pendant des décennies, la robotique est restée avant tout industrielle. Des bras robotisés effectuaient des tâches précises, dans des environnements parfaitement contrôlés et généralement à distance des humains.</p>
<p>Ce modèle évolue rapidement.</p>
<p>Les progrès de <a href="https://www.robot-magazine.fr/category/ia/" target="_blank" rel="noopener">l’intelligence artificielle</a>, de la vision par ordinateur, des capteurs et des systèmes de préhension permettent aujourd’hui d’imaginer des machines beaucoup plus polyvalentes. Robots mobiles, cobots, humanoïdes : ils commencent à sortir des environnements pour lesquels chaque mouvement devait être programmé à l’avance.</p>
<p>C’est un changement important. Car si les robots deviennent capables d’exécuter une grande variété de tâches, ils ne représenteront plus uniquement un investissement industriel. Ils deviendront progressivement une nouvelle forme de force de travail.</p>
<h2>Une bataille industrielle autant que technologique</h2>
<p>Aux États-Unis, les investissements réalisés dans l’intelligence artificielle se prolongent désormais dans la robotique. Des sommes considérables sont engagées dans les <a href="https://www.robot-magazine.fr/quand-un-robot-humanoide-coutera-t-il-moins-cher-quun-salarie/" target="_blank" rel="noopener">humanoïdes</a> et la « Physical AI ».</p>
<p>La Chine avance de son côté avec une logique très industrielle. Elle dispose d’un avantage difficile à ignorer : une chaîne d’approvisionnement capable de produire moteurs, batteries, capteurs, électronique et composants mécaniques à grande échelle.</p>
<p>La compétition ne portera donc pas uniquement sur celui qui présentera l’humanoïde le plus spectaculaire dans une vidéo.</p>
<p>Ce qui compte, c’est la maîtrise de la chaîne de valeur : composants, fabrication, logiciels, modèles d’IA, données d’apprentissage, maintenance et capacité à produire des milliers, puis potentiellement des millions de machines.</p>
<p>C’est sur ce terrain que l’Europe doit se positionner.</p>
<h2>L’Europe a déjà beaucoup de cartes en main</h2>
<p>Il serait faux de présenter l’Europe comme absente de la robotique.</p>
<p>Elle possède des industriels reconnus, d’excellents laboratoires et de nombreuses entreprises spécialisées. Elle dispose aussi d’un avantage essentiel : un tissu industriel important.</p>
<p>Automobile, aéronautique, logistique, énergie, santé, agroalimentaire… autant de secteurs qui peuvent devenir des terrains d’expérimentation grandeur nature pour la prochaine génération de robots.</p>
<p>Notre difficulté est ailleurs.</p>
<p>L’Europe sait faire émerger des technologies et des entreprises remarquables. Mais lorsqu’il faut lever des milliards, industrialiser très rapidement et partir à la conquête d’un marché mondial, les mêmes obstacles reviennent : fragmentation du marché européen, accès au capital, complexité réglementaire et manque de coordination entre États.</p>
<p>C’est précisément ce constat qui rend la comparaison avec Airbus intéressante.</p>
<h3 style="text-align: left;" data-start="3227" data-end="3274"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-5759 alignleft" src="https://www.robot-magazine.fr/wp-content/uploads/2025/12/quotes-Robot-1.png" alt="" width="108" height="73" /></h3>
<h3 style="text-align: left;" data-start="3227" data-end="3274">Airbus n’est pas né parce que l’Europe ne savait pas construire des avions. Il est né parce qu’il fallait atteindre une taille critique. Pour la robotique, la question pourrait bientôt êtrela même.</h3>
<h2></h2>
<h2>Un « Airbus des robots », vraiment ?</h2>
<p>L’expression peut sembler excessive. Il ne s’agit évidemment pas de réunir tous les fabricants européens de robots au sein d’un même groupe.</p>
<p>Mais l’histoire d’Airbus mérite d’être regardée.</p>
<p>Face à une industrie extrêmement capitalistique et dominée par des acteurs américains, plusieurs pays européens ont choisi de mettre en commun leurs compétences industrielles, leurs financements et leurs ambitions.</p>
<p>La robotique pourrait justifier une démarche comparable.</p>
<p>Pas nécessairement pour créer un unique humanoïde européen, mais pour sécuriser les technologies dont toute l’industrie aura besoin : actionneurs, moteurs, capteurs, systèmes de vision, électronique embarquée, modèles d’IA dédiés au monde physique ou encore logiciels de contrôle.</p>
<p>L’objectif devrait être assez simple : faire en sorte que l’Europe conserve la capacité de construire et de maîtriser ses propres systèmes robotiques.</p>
<h2>Les futurs champions européens sont peut-être déjà là</h2>
<p>Parler d’un « Airbus des robots » pourrait donner l’impression qu’il faudrait créer un nouveau géant industriel à partir de zéro.</p>
<p>Ce n’est probablement pas nécessaire.</p>
<p>L’Europe possède déjà plusieurs entreprises qui développent certaines des briques essentielles de cette nouvelle industrie.</p>
<p>En Allemagne, Agile Robots fait partie des acteurs à suivre. Basée à Munich et issue de travaux menés au Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique (DLR), l’entreprise développe des solutions combinant intelligence artificielle, robotique et automatisation industrielle. Avec son humanoïde Agile ONE, elle affiche clairement son ambition de faire entrer cette nouvelle génération de machines dans l’industrie.</p>
<p>Toujours en Allemagne, NEURA Robotics développe des robots cognitifs, des cobots et des humanoïdes avec une ambition similaire : créer des machines capables de travailler plus naturellement aux côtés des humains. Son humanoïde 4NE1 illustre cette volonté de positionner l’Allemagne parmi les acteurs de la Physical AI.</p>
<p>L’Espagne possède également un acteur historique avec PAL Robotics, basé à Barcelone. Depuis plus de vingt ans, l’entreprise développe des robots humanoïdes, mobiles et de service pour la recherche, la santé, l’industrie ou encore le retail.</p>
<p>Et cette liste pourrait être largement complétée.</p>
<p>L’Europe possède aussi des spécialistes de l’automatisation industrielle, de la vision, des capteurs, des semi-conducteurs, des logiciels, de la mécatronique et des systèmes embarqués. Des groupes industriels historiques pourraient également jouer un rôle majeur dans cette transformation.</p>
<p>C’est peut-être d’ailleurs là que se trouve la véritable idée derrière un « Airbus des robots ».</p>
<p>L’Europe n’a pas forcément besoin d’une seule entreprise qui fabriquerait le robot européen. Elle pourrait plutôt avoir besoin d’une alliance industrielle capable de réunir ses meilleurs acteurs autour d’une architecture commune : hardware, composants critiques, intelligence artificielle, données d’entraînement, logiciels et capacités de production.</p>
<p>Airbus n’est pas né parce que l’Europe ne savait pas construire d’avions. Il est né parce qu’il fallait atteindre une taille critique pour affronter les champions américains.</p>
<p>Pour la robotique, la question pourrait bientôt être la même.</p>
<p>Agile Robots, NEURA Robotics, PAL Robotics et les autres champions européens resteront-ils des acteurs évoluant chacun sur leur marché, ou pourraient-ils un jour constituer les briques d’une véritable puissance robotique européenne ?</p>
<h2>Quand les robots deviendront une infrastructure économique</h2>
<p>Imaginons ce marché dans dix ou quinze ans.</p>
<p>Si des millions de robots travaillent quotidiennement dans des usines, des entrepôts, des exploitations agricoles, des hôtels ou des établissements de santé, chacun de ces robots représentera plusieurs milliers d’heures de travail potentiel chaque année.</p>
<p>À cette échelle, la question devient économique.</p>
<p>Une entreprise qui dépend entièrement d’un fournisseur étranger pour automatiser sa production dépend également de lui pour une partie de sa capacité à produire.</p>
<p>Et si des pans entiers de l’économie européenne reposent demain sur des machines, des logiciels et des modèles d’intelligence artificielle contrôlés depuis l’étranger, la question de la souveraineté se posera inévitablement.</p>
<p>Nous avons déjà connu ce débat avec les semi-conducteurs, le cloud ou, plus récemment, l’intelligence artificielle.</p>
<p>Il serait dommage d’attendre que la dépendance soit installée pour commencer à nous interroger sur la robotique.</p>
<h2>Fabriquer les robots ne sera peut-être pas suffisant</h2>
<p>Il reste enfin un sujet dont on parle encore relativement peu : qui contrôlera le travail effectué par ces machines ?</p>
<p>Plus les robots gagneront en autonomie, plus il faudra des plateformes capables de leur attribuer des missions, de mesurer leur travail, de superviser leur activité et de coordonner des flottes entières.</p>
<p>Une entreprise pourrait demain gérer trois types de ressources : des collaborateurs, des agents d’intelligence artificielle et des robots.</p>
<p>Pour certaines tâches, l’humain restera indispensable. Pour d’autres, un agent IA sera plus efficace. Et lorsqu’une action devra être réalisée dans le monde physique, le robot pourra prendre le relais.</p>
<p>La valeur pourrait donc se déplacer progressivement vers ceux qui sauront orchestrer ces différentes formes de travail.</p>
<p>C’est peut-être là que se trouve une partie de la prochaine bataille technologique.</p>
<h2>Ne pas attendre dix ans pour se poser la question</h2>
<p>La souveraineté robotique ne signifie évidemment pas que chaque vis, chaque moteur ou chaque capteur devra être fabriqué sur le sol européen.</p>
<p>Elle consiste plutôt à conserver suffisamment de compétences, de technologies et de capacités industrielles pour ne pas dépendre entièrement de décisions prises ailleurs.</p>
<p>Pour l’instant, le marché reste ouvert. Les standards ne sont pas définitivement établis, les humanoïdes cherchent encore leur modèle économique et de nombreux usages restent à inventer.</p>
<p>L’Europe a donc encore une carte à jouer.</p>
<p>Mais si la robotique suit la trajectoire que beaucoup anticipent, la question ne sera bientôt plus de savoir si les robots vont prendre une place importante dans notre économie.</p>
<p>Il faudra savoir qui les construit, qui contrôle leur intelligence, qui possède leurs données et qui décide de ce qu’ils peuvent faire.</p>
<p>Après le cloud, les semi-conducteurs et l’intelligence artificielle, la souveraineté robotique pourrait bien devenir l’un des prochains grands enjeux industriels européens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 data-section-id="srm9bp" data-start="0" data-end="63">FAQ – L’Europe a-t-elle besoin d’un « Airbus des robots » ?</h2>
<div dir="auto"><div id="sp_easy_accordion-1787635447"><div id="sp-ea-7830" class="sp-ea-one sp-easy-accordion" data-ea-active="ea-click" data-ea-mode="vertical" data-preloader="" data-scroll-active-item="" data-offset-to-scroll="0"><div class="ea-card ea-expand sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-78300" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse78300" aria-controls="collapse78300" href="#" aria-expanded="true" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-minus"></i> 1. Pourquoi parle-t-on de souveraineté robotique en Europe ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse collapsed show" id="collapse78300" data-parent="#sp-ea-7830" role="region" aria-labelledby="ea-header-78300"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="68" data-end="491">Parce que les robots pourraient devenir une infrastructure stratégique de l’économie européenne. Si des millions de machines travaillent demain dans les usines, les entrepôts, les hôpitaux ou les services, la maîtrise des composants, des logiciels, des données et de l’intelligence embarquée deviendra un enjeu de compétitivité et d’autonomie industrielle.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-78301" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse78301" aria-controls="collapse78301" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 2. Que signifie l’idée d’un « Airbus des robots » ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse78301" data-parent="#sp-ea-7830" role="region" aria-labelledby="ea-header-78301"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="493" data-end="878">Il ne s’agirait pas forcément de créer un unique fabricant européen de robots humanoïdes. L’idée serait plutôt de fédérer les meilleurs acteurs européens autour de technologies critiques communes : actionneurs, moteurs, capteurs, vision, mécatronique, électronique embarquée, logiciels, modèles d’IA et capacités de production.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-78302" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse78302" aria-controls="collapse78302" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 3. L’Europe possède-t-elle déjà des champions de la robotique ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse78302" data-parent="#sp-ea-7830" role="region" aria-labelledby="ea-header-78302"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="880" data-end="1246">Oui. Des entreprises comme Agile Robots, NEURA Robotics ou PAL Robotics développent déjà des robots avancés, des cobots, des humanoïdes et des systèmes autonomes. L’Europe dispose aussi de nombreux spécialistes de l’automatisation, des capteurs, des semi-conducteurs et des logiciels industriels.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-78303" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse78303" aria-controls="collapse78303" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 4. Pourquoi l’Europe risque-t-elle de prendre du retard ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse78303" data-parent="#sp-ea-7830" role="region" aria-labelledby="ea-header-78303"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="1248" data-end="1651">Le principal défi n’est pas seulement technologique. Il concerne aussi l’accès au capital, la vitesse d’industrialisation, la fragmentation du marché européen et la coordination entre États. L’Europe sait créer de bonnes technologies, mais rencontre souvent davantage de difficultés lorsqu’il faut atteindre rapidement une taille mondiale.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-78304" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse78304" aria-controls="collapse78304" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 5. Pourquoi les composants robotiques sont-ils aussi importants que les robots eux-mêmes ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse78304" data-parent="#sp-ea-7830" role="region" aria-labelledby="ea-header-78304"> <div class="ea-body"><p>La valeur d’un robot dépend de nombreux éléments : moteurs, actionneurs, capteurs, caméras, systèmes de préhension, processeurs, logiciels et modèles d’IA. Maîtriser ces briques réduit la dépendance envers des fournisseurs étrangers et renforce la résilience de toute la chaîne industrielle.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-78305" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse78305" aria-controls="collapse78305" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 6. Pourquoi les États-Unis et la Chine sont-ils des concurrents majeurs ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse78305" data-parent="#sp-ea-7830" role="region" aria-labelledby="ea-header-78305"> <div class="ea-body"><p>Les États-Unis bénéficient d’investissements massifs dans l’IA, la Physical AI et les humanoïdes, tandis que la Chine dispose d’une forte capacité industrielle et d’une chaîne d’approvisionnement très intégrée. L’Europe doit donc rivaliser à la fois sur l’innovation et sur la production à grande échelle.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-78306" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse78306" aria-controls="collapse78306" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 7. Quel pourrait être le véritable enjeu à long terme ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse78306" data-parent="#sp-ea-7830" role="region" aria-labelledby="ea-header-78306"> <div class="ea-body"><p>Au-delà de la fabrication des robots, la bataille pourrait aussi porter sur leur orchestration. Les entreprises devront peut-être demain gérer en parallèle des collaborateurs humains, des agents IA et des robots, avec des plateformes capables de leur attribuer des missions, superviser leur activité et coordonner leur travail.</p></div></div></div></div></div></div>
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		<title>INNOROBO by SIDO : l&#8217;innovation au cœur de la robotique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Carl Louis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 13:40:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(Lyon, 16 et 17 septembre 2026) Intégré au salon SIDO Lyon depuis 2023, l&#8217;espace INNOROBO s&#8217;impose comme un rendez-vous majeur dédié à la robotique augmentée, aux systèmes autonomes et aux technologies d&#8217;intelligence physique. Racheté en 2018 par SIDO (groupe Infopro Digital) et développé en collaboration avec sa fondatrice Catherine Simon, le salon franchit cette année &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>(Lyon, 16 et 17 septembre 2026)</em></strong></p>
<p>Intégré au salon SIDO Lyon depuis 2023, l&rsquo;espace <strong>INNOROBO</strong> s&rsquo;impose comme un rendez-vous majeur dédié à la robotique augmentée, aux systèmes autonomes et aux technologies d&rsquo;intelligence physique. Racheté en 2018 par SIDO (groupe Infopro Digital) et développé en collaboration avec sa fondatrice Catherine Simon, le salon franchit cette année un nouveau cap : sous l&rsquo;impulsion des récentes avancées de l&rsquo;IA générative et de l&rsquo;apprentissage profond, INNOROBO s&rsquo;affirme aujourd&rsquo;hui comme la zone d&rsquo;exposition d&rsquo;excellence dédiée à la robotique augmentée et aux agents intelligents.</p>
<p>Face à la convergence des briques technologiques, capteurs intelligents, vision par ordinateur 2D/3D, reconnaissance vocale, Edge AI, navigation SLAM, INNOROBO met en lumière le potentiel inédit de création de valeur de la robotique. L&rsquo;ambition est claire : fédérer l&rsquo;ensemble de la filière et accélérer la transformation technologique de secteurs clés comme l&rsquo;industrie manufacturière, la santé, la logistique, le bâtiment, la mobilité et les services.</p>
<h2><strong>Une offre complète au cœur des interactions physiques et des données</strong></h2>
<p>La zone INNOROBO rassemble les acteurs majeurs de la chaîne de valeur autour de quatre grands piliers technologiques :</p>
<ul>
<li><strong>Systèmes Robotiques &amp; Physical AI</strong> : robots, cobots, systèmes mobiles autonomes (AMR, AGV, UGV), humanoïdes et drones ;</li>
<li><strong>Composants &amp; Perception</strong> : mécatronique, intelligence embarquée, vision industrielle et infrastructures d&rsquo;énergie ;</li>
<li><strong>Intelligence &amp; Logiciels</strong> : pilotage, IA Edge, MLOps, gestion de flottes et cybersécurité OT/IT interconnectés aux systèmes de gestion (MES, ERP, GMAO) ;</li>
<li><strong>Intégration &amp; Services</strong> : ingénierie de cellules robotisées, conseil sur-mesure et maintien en conditions opérationnelles (MCO).</li>
</ul>
<p>Cette structuration en quatre piliers reflète une réalité de terrain : le robot ne se limite plus à sa mécanique. Sa performance dépend désormais tout autant de ses capteurs, de son logiciel embarqué et de sa capacité à dialoguer avec les systèmes d&rsquo;information de l&rsquo;entreprise.</p>
<h2><strong>Un public de décisionnaires et de professionnels qualifiés</strong></h2>
<p>L&rsquo;événement s&rsquo;adresse à l&rsquo;ensemble des acteurs en recherche de solutions opérationnelles pour réussir leur transformation numérique et industrielle. Le public se répartit en trois grands profils : <strong>44 % de décideurs (directeurs Transformation Digitale, CTO, responsables R&amp;D, directeurs de l&rsquo;innovation et de la robotique), 38 % de responsables métiers (production, logistique, maintenance, qualité, chefs de projets et ingénieurs), et 18 % de profils dirigeants (PDG, DG, CEO et vice-présidents).</strong></p>
<p>Ces visiteurs évoluent principalement dans les industries B2B (<strong>60 %, manufacturing, énergie, aérospatial, agroalimentaire, BTP)</strong>, le secteur tertiaire <strong>(37 %, distribution, transport, santé, luxe)</strong> et les services publics <strong>(3 %)</strong>. Un panel qui reflète la diffusion croissante de la robotique bien au-delà des seules chaînes de production automobile.</p>
<h2><strong>Un programme de conférences au cœur des grands enjeux industriels et sociétaux</strong></h2>
<p>En complément de l&rsquo;espace d&rsquo;exposition, le salon propose un cycle stratégique de conférences animé par des experts, des chercheurs et des dirigeants industriels de renom. Ces interventions décryptent les mutations technologiques actuelles : le rôle de l&rsquo;IA générative dans la transformation des robots en agents intelligents, des cas d&rsquo;usage concrets de cobotique, la souveraineté technologique, la cybersécurité des infrastructures robotisées, ou encore les défis éthiques et d&rsquo;intégration en entreprise. Un panorama complet des meilleures pratiques et des tendances à venir, pensé pour des professionnels en recherche de solutions immédiatement actionnables.</p>

		<div class="box info  aligncenter">
			<div class="box-inner-block">
				<span class="fa tie-shortcode-boxicon"></span>
<h2><strong>Informations pratiques</strong></h2>
<p><strong>Lieu :</strong> Centre de Congrès de Lyon, 50 quai Charles de Gaulle, 69006 Lyon, France<br />
<strong>Dates :</strong> 16 et 17 septembre 2026<br />
<strong>Badge &amp; Inscription :</strong> événement réservé aux professionnels.<br />
<a href="https://www.sido-lyon.com/fr/visiter/creer-mon-badge?payment_promo_code=P-RMAGSIDO26" target="_blank" class="shortc-button small red"><strong>Demande de badge et accès aux conférences (Site Officiel)</strong></a>

			</div>
		</div>
	
<p>Dans un secteur où la robotique quitte progressivement les seules chaînes industrielles pour investir la logistique, la santé et les services, <strong>INNOROBO</strong> by <strong>SIDO</strong> se positionne comme l&rsquo;un des rendez-vous où se rencontrent concrètement fabricants, intégrateurs, chercheurs et décideurs, pour transformer les avancées technologiques en projets déployés sur le terrain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 dir="auto">FAQ – INNOROBO by SIDO Lyon 2026</h2>
<div dir="auto">
<div id="sp_easy_accordion-1786973616"><div id="sp-ea-7781" class="sp-ea-one sp-easy-accordion" data-ea-active="ea-click" data-ea-mode="vertical" data-preloader="" data-scroll-active-item="" data-offset-to-scroll="0"><div class="ea-card ea-expand sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-77810" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse77810" aria-controls="collapse77810" href="#" aria-expanded="true" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-minus"></i> 1. Qu’est-ce qu’INNOROBO by SIDO ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse collapsed show" id="collapse77810" data-parent="#sp-ea-7781" role="region" aria-labelledby="ea-header-77810"> <div class="ea-body"><p>INNOROBO est l’espace du salon SIDO Lyon consacré à la robotique augmentée, aux systèmes autonomes et à la Physical AI. Il rassemble fabricants de robots, fournisseurs de composants, éditeurs de logiciels, intégrateurs et experts autour des nouvelles générations de systèmes robotiques intelligents.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-77811" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse77811" aria-controls="collapse77811" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 2. Quand aura lieu INNOROBO by SIDO Lyon 2026 ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse77811" data-parent="#sp-ea-7781" role="region" aria-labelledby="ea-header-77811"> <div class="ea-body"><p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="380" data-end="557">INNOROBO se tiendra les <strong data-start="458" data-end="485">16 et 17 septembre 2026</strong> au Centre de Congrès de Lyon, au 50 quai Charles de Gaulle, 69006 Lyon.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-77812" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse77812" aria-controls="collapse77812" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 3. Quelles technologies seront présentées à INNOROBO 2026 ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse77812" data-parent="#sp-ea-7781" role="region" aria-labelledby="ea-header-77812"> <div class="ea-body"><p>Le salon couvre notamment les robots industriels, cobots, AMR, AGV, UGV, robots humanoïdes, drones, mécatronique, vision industrielle 2D/3D, Edge AI, navigation SLAM, gestion de flottes, cybersécurité OT/IT ainsi que les solutions d'intégration robotique.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-77813" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse77813" aria-controls="collapse77813" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 4. À quels professionnels s’adresse INNOROBO ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse77813" data-parent="#sp-ea-7781" role="region" aria-labelledby="ea-header-77813"> <div class="ea-body"><p>L’événement s’adresse principalement aux dirigeants, CTO, responsables R&amp;D, directeurs de l’innovation et de la robotique, responsables de production, logistique, maintenance et qualité, chefs de projets et ingénieurs recherchant des solutions concrètes d’automatisation et de robotisation.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-77814" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse77814" aria-controls="collapse77814" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 5. Quels secteurs sont concernés par INNOROBO ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse77814" data-parent="#sp-ea-7781" role="region" aria-labelledby="ea-header-77814"> <div class="ea-body"><p>Les technologies présentées concernent notamment l’industrie manufacturière, l’énergie, l’aérospatial, l’agroalimentaire, le BTP, la logistique, le transport, la santé, la distribution, le luxe et plus largement les services utilisant des systèmes autonomes.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-77815" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse77815" aria-controls="collapse77815" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 6. Quelles conférences sont prévues pendant INNOROBO by SIDO ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse77815" data-parent="#sp-ea-7781" role="region" aria-labelledby="ea-header-77815"> <div class="ea-body"><p>Le programme aborde les grandes transformations de la robotique : intelligence artificielle générative, Physical AI, cobotique, agents intelligents, souveraineté technologique, cybersécurité des infrastructures robotisées, intégration industrielle et enjeux éthiques liés au déploiement des robots.</p></div></div></div><div class="ea-card sp-ea-single"><h3 class="ea-header"><a class="collapsed" id="ea-header-77816" role="button" data-sptoggle="spcollapse" data-sptarget="#collapse77816" aria-controls="collapse77816" href="#" aria-expanded="false" tabindex="0"><i aria-hidden="true" role="presentation" class="ea-expand-icon eap-icon-ea-expand-plus"></i> 7. Comment obtenir un badge pour INNOROBO by SIDO Lyon 2026 ?</a></h3><div class="sp-collapse spcollapse " id="collapse77816" data-parent="#sp-ea-7781" role="region" aria-labelledby="ea-header-77816"> <div class="ea-body"><p>L’événement est réservé aux professionnels. La demande de badge et l’accès aux conférences peuvent être effectués depuis le <span class="contents" data-content-reference-start="2102" data-content-reference-end="2219"><span class="" data-state="closed"><a class="decorated-link" href="https://www.sido-lyon.com/fr/visiter/creer-mon-badge?payment_promo_code=P-RMAGSIDO26&amp;utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noopener">site officiel de SIDO Lyon</a></span></span></p></div></div></div></div></div>
</div>
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