Présentation de Gille Monte Ruici, créateurs de robots en ferrailles

Bonjour Gille Monte Ruici, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je demeure en région parisienne, et régulièrement m’enfouis dans ma cave (mon atelier) qui s’apparente à une quasi annexe de déchetterie, fruit d’années de stockage de matériel hétéroclite en fin de vie ou de vieux appareils trouvés dans la rue.

Sur la base de ces pièces disparates, que je détourne de leur usage initial, je cherche ensuite à donner une seconde vie artistique à ces assemblages. Des boitiers informatiques, perceuses, extincteurs, grille-pain, ou simples boites métalliques… recyclés deviennent alors de ludiques robots.

Quel type de robots déjà existant vous inspire le plus pour vos créations ?

En règle générale, je n’ai aucune idée préconçue, je fonctionne uniquement à l’instinct visuel sur une base de structure plutôt humanoïde. De l’aspect du matériel trouvé naîtra, un corps original, une tête étrange, ou une paire de bras.

Soit la vision finale est immédiate, soit l’idée du potentiel nécessite maturation et surgira ultérieurement. A titre personnel, je suis assez sensible à l’esthétique des robots issus de la seconde partie du XXe siècle : Robby, le géant de fer, Wall-E…

Vos robots sont-ils fonctionnels ou vos créations sont-elles juste un exercice de style ?

Mes assemblages sont statiques, seule originalité que je m’accorde de temps à autres, intégrer des lumières pour accentuer l’effet « science fiction ». Ayant participé à deux reprises à la « Maker Faire Paris » des voisins d’exposition m’ont proposé des améliorations à base d’arduino mais n’ayant aucune connaissance en terme de programmation et d’électronique je suis à des années lumières d’Inmoov ! ( photo inmoov ).

Pourquoi cette idée de créer des robots à partir de divers morceaux de ferraille, y-a’ il un message sous-jacent dans vos créations ?

J’affectionne le travail sur les pièces métalliques marquées par la patine et l’usure. Le métal en tant que support est aisé à travailler, alliant la résistance du fer à la légèreté de l’aluminium et procure de reflets particuliers. De plus en plus de produits de notre quotidien étant en plastique, ces assemblages utilisent de fait des objets d’une époque plus ancienne qui marquent nos mémoires et véhiculent une part de nostalgie. Il y a également pour chaque robot un challenge d’assemblage à mener, il importe donc de trouver des matériaux compatibles qui doivent aboutir à un ensemble harmonieux.

L’imagination et l’invention sont cesse renouvelées puisque par essence, chaque pièce est unique. Ces compositions, démontrent qu’un élément usagé a priori sans intérêt peut renaitre sous une forme totalement
détournée de son emploi premier.

Que représente à vos yeux un robot ?

Dans mon domaine créatif, l’assemblage de robots s’est spontanément imposé, de par la nature des supports métalliques anguleux, combiné à mon goût personnel pour ces personnages fascinants au look vintage.
C’est à la fois un amalgame, de mystère, de force, mais aussi d’esthétisme et de poésie.

Vos projets Gille ?
Exposer au MOMA, puis à la Tate Modern, puis à Beau bourg 😉
Je participe régulièrement à des salons artistiques, des expositions thématiques ainsi qu’aux manifestations « maker faire »

Votre mot de la fin ?

La faim … d’innovations ne serait-elle pas le véritable moteur d’évolution des robots ?

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