Des robots juridiques déployés en Chine pour désengorger les tribunaux

Des « robots juridiques », spécialistes en droits, ont été déployés par milliers en Chine pour aider à l’administration du pays engorgée par les dossiers en retard.
Les robots, qui mesures environ un mètre de haut et qui ont des têtes en forme de grille-pain, examinent les documents et identifient les problèmes au cas par cas.

Ils donnent également des conseils sur l’importance des peines, ils peuvent générer des mandats d’arrêt et «approuver les actes d’accusation», ont déclaré récemment les procureurs dans la province orientale du Jiangsu, où les robots sont mis à l’essai.
Près de 15 000 cas juridiques ont été examinés par ces robots depuis leur déploiement en septembre dernier, ont indiqué des responsables de l’administration chinoise lors d’une récente conférence de presse.

Les robots juridiques ont détecté des problèmes et corrigé des erreurs dans plus de la moitié des cas, et 541 condamnations ont été prononcé, ils ont même aidé à gérer des cas au sein de 7 municipalités.
Beaucoup étaient des infractions à la circulation.
Les robots se déplacent grâce à des roues et ont un torse humain, mais pas de bras. Ils ont un écran numérique comme visage qui affiche des yeux et une bouche, ainsi que des informations sur les cas.
Jiangsu émerge rapidement comme l’une des provinces les plus modernes du pays, comptant sur ses terres des dizaines de fabricants spécialisés dans les composants high-tech.

Une usine du hub électronique de Kunshan, une ville du Jiangsu, a déclaré que l’année dernière, elle réduirait de 60 000 employés de ses effectifs pour les remplacer par des robots.

Les responsables du pilotage des robots juridiques ont déploré craindre qu’une analyse incorrecte puisse entraîner l’évaluation injuste d’un suspect, et affirment que les machines ne font pas de « jugements subjectifs ».
Cependant, il semble y avoir peu de marge de manœuvre dans les tribunaux contrôlés par le parti communiste chinois, où la conviction immuable des juges entraîne la culpabilité de plus de 99% des accusés.

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